Madagascar
Ahmad Ahmad, le président de la Confédération africaine de football est revenu mercredi sur les accusations de corruption et de gabegie dont il fait l’objet au sein même de son institution. Lors d’une visite à Djibouti, M. Ahmad a expliqué qu’il n’avait aucun contrôle sur les finances de l’organisation et qu’il n’avait donc aucune possibilité d’en abuser.
Ses propos sont une réponse évidente à l’ancien secrétaire général de la CAF, Amr Fahmy, qui l’a accusé de harcèlement sexuel, de payer des pots-de-vin à des présidents de fédération en Afrique et d’une gestion délictueuse des finances de l’organisation. Le mois dernier, Amr Fahmy a été révoqué pour « mauvaise conduite », sans que la CAF ne divulgue de détails sur cette affaire disciplinaire.
Dans une lettre ouverte par ailleurs envoyée à la FIFA, Amr Fahmy a également dénoncé la gestion de la CAF par Ahmad Ahmad. Jusque-là, cependant, l’instance faîtière du football mondial, au sein de laquelle M. Ahmad fait office de vice-président, n’a annoncé aucune enquête.
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« Lorsqu’il s’agit de la gestion des finances de la CAF, le président n’est pas responsable », s’est défendu le Malgache, assurant, à l’inverse, que les finances de l’institution étaient contrôlées par Amr Fahmy, en tant que secrétaire général. L’ancien président de la fédération malgache de football a dû également revenir sur l’achat de deux voitures de luxe, l’une au Caire où est basée la CAF et l’autre chez lui, à Madagascar.
À ce sujet, il explique que cela était nécessaire non seulement pour ses déplacements, mais aussi pour lui garantir une image de marque, d’autant plus qu’il dirige une importante institution.
Vainqueur de l‘élection à la présidence de la CAF, en 2017, face au président de longue date Issa Hayatou, Ahmad Ahmad avait forgé toute sa stratégie autour de la lutte contre la corruption. Depuis son arrivée, cependant, il doit faire face à de vives critiques, notamment celles de hauts responsables de son organisation, qui déplorent son style de leadership. Mais Ahmad refuse de céder à la pression. « Je ne peux pas rendre des comptes (…) à tout le monde », a-t-il tranché.
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