Le Royaume-Uni a donné son accord à un dialogue inclusif sur les « préjudices historiques » causés par la traite transatlantique des esclaves, lors de la conférence de presse de clôture de la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth.
Traite négrière : le Royaume-Uni accepte un dialogue avec le Commonwealth
''Nos chefs d’État et de gouvernement se félicitent de l’accord du gouvernement du Royaume-Uni d’engager un dialogue structuré, limité dans le temps, inclusif et de bonne foi avec les parties concernées, afin d’aborder la question de la traite transatlantique des Africains réduits en esclavage et de ses préjudices historiques.'', a déclaré Shirley Botchwey, secrétaire générale du Commonwealth.
Reste à déterminer le calendrier de ce dialogue. Les pays concernés affirment qu’il doit se tenir dans un délai de 12 mois.
''Quant à ce dialogue structuré qu’il a proposé, nous espérons qu’il aura lieu au cours des 12 prochains mois. Nous avons également convenu en principe que d’ici la fin de cette année, ou au début de l’année prochaine, l’ensemble du cadre de ce dialogue serait mis en place. Et encore une fois, nous n’allons pas formuler d’exigences déraisonnables à l’égard du Royaume-Uni, mais c’est une question qui doit être abordée, et abordée avec maturité, et il [le Premier ministre britannique] le comprend et nous apporte son entière coopération.'', a déclaré Gaston Browne, Premier ministre d’Antigua-et-Barbuda.
Le chef de la diplomatie britannique a indiqué que son pays pourrait présenter l’année prochaine, des excuses officielles réclamées de longue date pour son rôle dans la traite négrière. Sans ouvrir la voie à une compensation financière.