La marine des Gardiens de la révolution islamique (IRGC) a annoncé vendredi que deux superpétroliers avaient heurté des mines navales dans le sud du détroit d’Ormuz.
Détroit d’Ormuz : deux superpétroliers touchés par des mines, selon l’Iran
Selon son communiqué, les explosions ont provoqué des incendies dans les salles des machines, immobilisant les navires et entraînant l’évacuation de leurs équipages.
Les deux bâtiments transportaient, selon les autorités iraniennes, plus de 4,5 millions de barils de pétrole brut au total. Téhéran affirme qu’ils empruntaient une route qu’il considère comme non autorisée. Ces informations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.
L’agence iranienne Tasnim a également rapporté que les autorités avaient interrompu le passage des navires accusés d’enfreindre les restrictions imposées par l’Iran. Une source proche de la marine des Gardiens de la révolution a par ailleurs fait état de frappes contre quatre pétroliers jeudi.
De son côté, l’organisme britannique de surveillance maritime UKMTO a signalé un incident survenu jeudi soir à environ sept milles nautiques au nord-est de Limah, à Oman. Un pétrolier en route vers la sortie du détroit aurait été touché par un projectile d’origine inconnue.
Ces incidents illustrent les risques croissants pesant sur la navigation dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les exportations mondiales d’hydrocarbures, alors que l’Iran a renforcé les restrictions maritimes visant les navires liés aux États-Unis et à Israël depuis les frappes menées contre son territoire le 28 février.