Russie : un décès relance les questions autour de la peste pulmonaire

Photo non datée diffusée en 2019 par l'Institut de recherche sur la lutte contre la peste d'Irkoutsk montrant des employés de l'institut dans un laboratoire   -  
Copyright © africanews
The Irkutsk Anti-Plague Research Institute of Siberia and Far East via AP

Une maladie ancienne refait surface dans l’actualité en Russie. Une employée d’un institut de recherche spécialisé dans la lutte contre la peste est décédée après avoir contracté une pneumonie d’origine inconnue. Des informations non confirmées évoquent une possible peste pulmonaire, une forme rare mais plus sévère de cette infection bactérienne.

La victime travaillait à l’Institut de recherche anti-peste d’Irkoutsk, en Sibérie orientale, un centre spécialisé dans l’étude des maladies infectieuses. Les autorités russes indiquent toutefois n’avoir trouvé aucune preuve que son décès soit lié à l’un des agents pathogènes manipulés dans l’établissement.

L’affaire a néanmoins suscité des inquiétudes après des informations relayées par certains médias évoquant une possible contamination par la peste pulmonaire. Les autorités ont placé un hôpital en quarantaine et renforcé la surveillance des personnes ayant été en contact avec la victime.

Pour les spécialistes, cette situation ne justifie pas d’alarme immédiate. La peste n’a jamais totalement disparu et continue de circuler dans certaines régions du monde, notamment chez des animaux sauvages.

« Les gens pensent que la peste a disparu. C’est un fléau qui a sévi il y a 500 ans, mais ce n’est pas le cas. Elle est toujours là, parmi nous », explique Simon Clarke, expert de l’université de Reading. Selon lui, la bactérie reste présente dans la nature et ne pourrait être totalement éradiquée tant que certains réservoirs animaux existent.

La peste pulmonaire est la forme la plus grave de la maladie. Elle peut toucher les poumons et se transmettre par voie respiratoire. Mais selon le Dr Glenn Wortmann, du MedStar Washington Hospital Center, la transmission reste limitée et nécessite généralement une exposition directe à une personne infectée.

Les experts rappellent également que des traitements antibiotiques efficaces existent aujourd’hui pour lutter contre la maladie et limiter sa propagation.

En Russie, les analyses se poursuivent afin de déterminer l’origine exacte de l’infection. Pour l’heure, aucune propagation plus large de la maladie n’a été signalée.

À découvrir également

Voir sur Africanews
>