Gabon : à Libreville, la pénurie de carburant cause de longues files d'attente

Le prix du gallon de gazole s'affiche électroniquement sur une pompe d'une station-service QuikTrip, le jeudi 1er octobre 2026, à Greenwood Village, dans le Colorado.   -  
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À Libreville, faire le plein de carburant relève désormais du parcours du combattant. Depuis le 26 septembre 2026, les files d’attente s’allongent devant plusieurs stations-service du Grand Libreville. Des automobilistes patientent parfois pendant plusieurs heures, jerricane à la main, dans l’espoir de repartir avec quelques litres de carburant.

La pénurie touche particulièrement le gasoil, mettant en difficulté les propriétaires de véhicules diesel.

« Cela fait plus de trois jours que nous n’avons pas de carburant gasoil. Les voitures qui fonctionnent au diesel ont beaucoup de problèmes. C’est pareil dans tout le Grand Libreville, à Ntoum, Akanda, partout », témoigne un automobiliste.

Pour certains chauffeurs professionnels, la recherche de carburant devient une véritable épreuve quotidienne. C’est le cas de Ndoumou Vianey, chauffeur de taxi, qui a commencé sa journée dès 4 heures du matin sans parvenir à s’approvisionner.

« Depuis 4h que je suis ici, ils m’ont d’abord dit qu’il y avait du carburant derrière la prison. Je suis parti là-bas, mais à peine arrivé on m’a dit que c’était déjà fini. Je suis obligé de revenir faire la queue ici », explique-t-il.

Dans les stations-service, les gérants et les employés sont en première ligne face aux automobilistes qui réclament des explications. La principale interrogation reste celle de l’origine de ces perturbations : s’agit-il d’un problème d’approvisionnement ?

Dans un communiqué publié le 2 octobre 2026, le ministère du Pétrole et du Gaz a reconnu une tension temporaire dans l’approvisionnement des stations-service de Libreville.

Pour certains responsables de stations, la situation s’explique aussi par des difficultés liées aux quantités livrées.

« Quand vous demandez 20 000 litres, ce n’est pas toujours 20 000 que vous recevez. Parfois, vous recevez 15 000 litres, ce qui fausse nos ventes et nos calculs », explique Régis Mavoungou, chef de piste.

Selon les autorités, la situation est liée à une diminution des stocks disponibles à la SOGARA, la raffinerie nationale, ainsi qu’à des difficultés d’acheminement du carburant raffiné dans un contexte de perturbations maritimes.

Alors qu’une nouvelle cargaison de gasoil avait été annoncée pour permettre un retour progressif à la normale, c’est désormais l’essence qui se fait rare dans les stations-service depuis le 5 octobre. À Libreville, les longues files d’attente restent donc d’actualité.

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