En Guinée-Bissau, le retour annoncé de l’ancien président Umaro Sissoco Embalo est compromis. Les militaires au pouvoir estiment que les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour permettre son retour dans le pays.
Guinée-Bissau : le retour du président renversé Embalo compromis
En exil au Maroc, Embalo avait annoncé son intention de rentrer dimanche et de se présenter à l’élection présidentielle prévue le 6 décembre.
Mais le haut commandement militaire invoque des impératifs de sécurité nationale, de maintien de l’ordre public et de préservation de la stabilité.
L’armée avait pris le pouvoir en novembre dernier, quelques jours après la présidentielle, renversant Embalo et interrompant le processus électoral.
Le général Horta N’Tam, devenu président de transition, a depuis fixé de nouvelles élections présidentielle et législatives. La charte de transition lui interdit toutefois de briguer la présidence.
Cette annonce intervient dans un climat politique toujours tendu. Les restrictions sur les manifestations et les rassemblements politiques restent en vigueur.
Depuis son indépendance en 1974, la Guinée-Bissau a connu cinq coups d’État et plusieurs tentatives de putsch.