À Durban, plusieurs centaines de Sud-Africains sont descendus dans la rue mercredi 30 septembre pour dénoncer à la fois les violences fondées sur le genre et la présence de migrants en situation irrégulière. La manifestation était organisée par March and March, un collectif anti-immigration qui avait fixé cette date comme échéance pour demander aux migrants sans papiers de quitter le pays.
Afrique du Sud : mobilisation à Durban contre les violences sexistes et l’immigration clandestine
Les manifestants brandissaient des pancartes appelant notamment le gouvernement à renforcer la sécurité, à faire appliquer les lois sur l’immigration et à protéger les femmes. Certaines associaient explicitement la question migratoire aux récents meurtres de femmes, sans qu’un lien entre ces crimes et le statut migratoire de leurs auteurs soit établi dans les éléments fournis.
La mobilisation intervient alors que les autorités sud-africaines enquêtent sur une série de meurtres de femmes. Douze corps de femmes ont été retrouvés depuis juillet, suscitant une vive inquiétude et des appels à une réponse urgente des pouvoirs publics.
« Ce n’est plus le moment des discours, c’est le moment d’agir », a déclaré Lindani Xulu, membre de March and March, réclamant notamment davantage de caméras de surveillance et une présence accrue des forces de l’ordre dans les rues.
Le collectif maintient parallèlement sa campagne contre les migrants sans papiers. « Nous ne reculons pas », a affirmé Teresa Nortje, également membre du mouvement, assurant que les manifestations se poursuivraient jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites.