Samedi, des milliers de manifestants ont défilé de la place de Cibeles jusqu’à l’arc de la Moncloa, près du siège du gouvernement espagnol. Ces derniers réclamaient la démission du Premier ministre Pedro Sánchez en raison de sa gestion de la crise migratoire à Ceuta, ainsi que la tenue de nouvelles élections.
Espagne : des milliers de manifestants réclament la démission de Pédro Sanchez
La ville de Ceuta, minuscule enclave espagnole nichée sur la côte nord-africaine, célèbre habituellement le 2 septembre sa fête officielle, largement ignorée par le reste du pays. Mais pas cette année, puisque Ceuta est devenue fin juillet, l’épicentre de la pire crise frontalière que l’Espagne ait connue de mémoire d’homme, lorsqu’ environ 72 000 personnes ont forcé l’entrée de ce petit territoire espagnol depuis le Maroc voisin.
La plupart des migrants sont rapidement repartis ou ont été reconduits de l'autre côté de la frontière, mais environ 5 000 d'entre eux, dont 1 200 mineurs, se trouvent toujours à Ceuta plusieurs semaines plus tard, selon le gouvernement national.
Les autorités locales de Ceuta ont avancé un chiffre plus élevé. Des questions épineuses subsistent également quant aux causes de cette traversée massive qui, selon le gouvernement, a été alimentée par une campagne en ligne sur les réseaux sociaux.
L'afflux soudain de dizaines de milliers de migrants à Ceuta, dont la population s'élève à environ 84 000 habitants, a mis les ressources à rude épreuve et suscité la colère de nombreux habitants.
Les autorités locales ont déclaré que le gouvernement central espagnol avait ignoré les signaux d’alerte avant que la frontière ne soit franchie.