La marche de l’opposition du 15 septembre a viré au drame à Kinshasa. Un membre de la coalition C64 est mort, après avoir été blessé en marge du rassemblement. L’opposition dénonce des violences et réclame une enquête indépendante.
RDC : un mort après la marche de l’opposition à Kinshasa
La marche était autorisée par le gouvernorat de Kinshasa. Mais elle a été dispersée par les forces de l’ordre avant d’atteindre son point d’arrivée, près du Palais du peuple. Les manifestants s’opposaient à tout projet de révision de la Constitution.
Selon Prince Epenge, président de l’Addcongo, contacté par Africanews, Manassé Lomboto Bomengala, chargé de sa sécurité, a succombé à ses blessures après son évacuation à l’hôpital Olympic. Il aurait été agressé par des hommes armés d’armes blanches, devant le siège de l’UDPS, dans la commune de Limete.
Le nombre exact de blessés reste à confirmer. L’opposition évoque une cinquantaine de personnes touchées. Le parti Addcongo condamne ces violences et demande l’ouverture d’une enquête indépendante.
Blessé lui aussi, l’opposant Martin Fayulu a accusé le président Félix Tshisekedi d’avoir tendu un guet-apens aux manifestants. Les participants dénoncent également des violences qui auraient été commises par des militants proches du pouvoir, notamment ceux de la Force du progrès.
Ces accusations n’ont pas été vérifiées de manière indépendante.
La marche devait s’achever près du Palais du peuple, où les parlementaires effectuaient leur rentrée le même jour.