Forum africain sur les systèmes alimentaires : investir pour faire la différence [Business Africa]

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Lors du Forum africain sur les systèmes alimentaires qui se tient à Kigali jusqu'au 4 septembre, une question occupe le devant de la scène : comment l’Afrique peut-elle transformer ses engagements ambitieux en faveur de la transformation de l’agriculture en financements dont bénéficient réellement les petites entreprises en pleine croissance qui nourrissent le continent ?

Alors que des milliards de dollars sont mobilisés pour le développement agricole, une grande partie de ces capitaux peine encore à atteindre les PME agricoles locales. Le défi ne réside plus seulement dans la mobilisation de fonds, mais de plus en plus dans l’établissement d’un lien plus solide entre les politiques publiques, les investisseurs et les entreprises qui ont besoin de financement pour se développer.

Le Dr Mallé Fofana, directeur exécutif adjoint et responsable de la Direction de la mise en œuvre de la croissance verte au Global Green Growth Institute, a évoqué les obstacles qui empêchent les capitaux internationaux d’atteindre les entreprises agricoles locales, ainsi que les mesures nécessaires pour rendre ces entreprises plus attractives aux yeux des prêteurs commerciaux.

Un élément clé de ce processus consiste à aider les PME agricoles en phase de démarrage à devenir plus rentables. Le renforcement des modèles économiques, l’amélioration de la gestion financière et le développement d’entreprises prêtes à attirer des investissements peuvent contribuer à combler le fossé entre les projets agricoles prometteurs et les financements commerciaux dont ils ont besoin.

Le financement mixte pourrait également jouer un rôle crucial. En combinant des fonds publics ou de développement avec des capitaux privés, les modèles de financement mixte peuvent réduire les risques pour les banques commerciales et les inciter à accorder davantage de prêts au secteur agricole. Pour un domaine qui reste essentiel à la sécurité alimentaire et à la croissance économique de l’Afrique, la mobilisation de ces capitaux pourrait avoir un effet transformateur.

Le train urbain de Kinshasa fait son retour après 15 ans

En République démocratique du Congo, une transformation d’un autre genre s’opère sur les rails.

Pendant des années, se déplacer à Kinshasa a signifié devoir affronter les embouteillages notoires de la ville. Mais après environ 15 ans d’interruption de service, le train urbain de la capitale circule à nouveau, offrant aux travailleurs une alternative aux routes bondées et engorgées.

Le retour du train constitue une avancée majeure pour une ville où des transports publics fiables sont essentiels à la vie quotidienne de millions de personnes. En offrant aux voyageurs un autre moyen de se déplacer dans la capitale, ce service ferroviaire pourrait contribuer à réduire la pression sur les routes tout en rendant les trajets plus prévisibles pour les travailleurs.

Cette évolution rappelle également que les progrès réalisés en République démocratique du Congo vont au-delà des crises qui font souvent la une de l’actualité internationale. La remise en état d’infrastructures publiques telles que le train urbain pourrait avoir un impact direct sur l’activité économique, la productivité et la qualité de vie dans les villes africaines en pleine expansion.

Le Kenya accélère sa transition vers la mobilité électrique

Le Kenya connaît également une évolution majeure dans les modes de déplacement de sa population.

La hausse des prix des carburants incite les motocyclistes et les automobilistes à envisager les véhicules électriques comme une alternative plus abordable aux moyens de transport traditionnels fonctionnant à l’essence. Le secteur de la mobilité électrique, en pleine croissance dans le pays, bénéficie du soutien de fabricants locaux qui cherchent à réduire les coûts et à rendre les véhicules électriques accessibles à un marché plus large.

Le Kenya dispose d’un autre atout : son approvisionnement relativement important en électricité issue de sources renouvelables. Cela offre la possibilité d’alimenter de plus en plus la mobilité électrique avec une énergie plus propre, ce qui pourrait réduire à la fois les coûts de transport et les émissions.

Pour les exploitants de motos-taxis et autres conducteurs professionnels, dont les moyens de subsistance dépendent fortement de leurs véhicules, la baisse des coûts d’exploitation et d’entretien pourrait rendre les véhicules électriques particulièrement attractifs.

Les constructeurs locaux cherchent donc à mettre en place un écosystème de mobilité électrique qui réponde aux besoins spécifiques du Kenya tout en tirant parti du potentiel du pays en matière d’énergies renouvelables.

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