Soudan du Sud : le partenariat entre l'ONU et l'Etat garant de la paix

Sur cette photo prise ce mardi 26 février 2019, des agents de santé animent une session de formation sur la manière de détecter et de prévenir la propagation du virus Ebola   -  
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Une délégation de haut niveau des Nations unies,  s’est rendue dans l’Équatoria occidental au Soudan du Sud. Conduite par le représentant spécial adjoint du secrétaire général, Ramanathan Balakrishnan, cette visite vise à renforcer la coopération avec les autorités de l’État en faveur de la paix, de l’acheminement en toute sécurité de l’aide humanitaire et de la préparation à Ebola.

« Nous avons discuté de la manière de faire progresser notre partenariat avec le gouvernement, en particulier dans les domaines du soutien au maintien de la paix et de l’intervention humanitaire. Nous avons notamment abordé la question de la sûreté et de la sécurité de l’intervention humanitaire, ainsi que les moyens de garantir que l’aide humanitaire parvienne à ceux qui en ont besoin. Nous avons également évoqué la préparation à l’épidémie d’Ebola et le soutien que l’on attend des autorités de l’État pour améliorer la préparation de celui-ci face à cette menace. », a déclaré Ramanathan Balakrishnan, représentant spécial adjoint par intérim du Secrétaire général, coordinateur résident et coordinateur humanitaire au Soudan du Sud, Nations Unies.

Bien qu’aucun cas d’Ebola n’ait été confirmé au Soudan du Sud, les autorités affirment que le renforcement de la prévention, de la surveillance et de la coordination reste essentiel pour empêcher cette maladie mortelle de pénétrer dans le pays par ses frontières poreuses avec les pays voisins.

La délégation s’est rendue à Nabiapai, un poste-frontière très fréquenté et un marché situé entre le Soudan du Sud et la RDC, afin d’évaluer l’état de préparation face au virus Ebola. 

« Nous contrôlons entre 800 et 1 000 personnes à cette frontière. Aujourd’hui [vendredi] sera la journée la plus chargée. À partir de cet après-midi et jusqu’à demain, les gens viendront au marché ; ce sera la période la plus chargée jusqu’à dimanche. Mais les jours ouvrés, du lundi au jeudi, nous voyons en moyenne entre 200 et 500 personnes. Et la menace à laquelle nous sommes confrontés ici, ce sont les entrées clandestines. », a expliqué Severio Peter, agent de santé de première ligne, frontière de Nabiapai.

Pour les communautés frontalières, les inquiétudes liées à Ebola ont déjà bouleversé le quotidien : certains habitants limitent leurs déplacements transfrontaliers et réclament un soutien accru en matière de prévention.

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