Crise migratoire à Ceuta : la France barricade sa frontière avec l'Espagne

Un policier français effectue une patrouille à la frontière franco-italienne à La Turbie, dans le sud-est de la France, samedi 14 novembre 2015.   -  
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La France a renforcé samedi les contrôles à sa frontière avec l'Espagne, après l’arrivée massive de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, en provenance du Maroc, craignant d’en accueillir. 

L’afflux concerne environ 60 000 personnes, selon les autorités espagnoles, même si 48 000 sont retournées au royaume chérifien.  Pas question, pour les autorités françaises, de baisser la garde : des véhicules sont passés au crible.   

"Le dispositif, il est terrestre avec les policiers, les CRS (Compagnies Républicaines de Sécurité), mais il est aussi aérien, et nous aurons dès demain des renforts de drones, d'avions de surveillance aussi, qui permettent de réaliser des missions d'observation, de surveillance, et qui vont nous aider à vérifier que d'éventuels migrants irréguliers ne cherchent pas à contourner les dispositifs, et donc ça nous aidera, le cas échéant, à nous ajuster en permanence.", a déclaré Pierre Regnault de la Mothe, Préfet du département des Pyrénées-Orientales.

L’enclave espagnole de Ceuta est pourtant située à 15 kilomètres de haute mer de l’Espagne continentale. 

Combien de temps doit durer ce dispositif ? Les autorités n’avancent aucune date exacte, invoquant son maintien en fonction de l’évolution de la situation.  

"Là on s'organise pour au moins dix jours, et nous verrons s'il y a lieu de prolonger, mais évidemment il y aura un dispositif aussi longtemps qu'il y aura besoin d'en avoir un." , répondu le Préfet du département des Pyrénées-Orientales.

L'Italie a annoncé avoir suspendu son accord de Schengen avec l'Espagne, qui permet la libre circulation sans visa entre les frontières. Les autorités italiennes ont précisé que cette suspension prendrait effet samedi et durerait un mois. 

 Plusieurs pays européens ont suggéré que l'adhésion de l'Espagne à l'espace Schengen soit suspendue, bien que le ministre espagnol des Affaires étrangères ait affirmé que l'intégrité de cet espace était « garantie ». 

De l'autre côté de l'Atlantique, le président américain Donald Trump s'est fait le porte-parole de l'extrême droite pour tirer parti de cette traversée afin de faire avancer des politiques d'immigration intransigeantes. 

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