António Guterres a appelé jeudi à la fin du pillage des ressources naturelles dont disposent certains pays. Pour y arriver, le secrétaire général de l’ONU propose notamment de garantir la justice pour les pays et les communautés qui possèdent des ressources et d’endiguer les flux illicites.
ONU : António Guterres appelle à la fin du pillage des ressources naturelles
Il s'est exprimé mercredi lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la gouvernance des ressources naturelles.
''Les pays et les communautés doivent être les premiers et principaux bénéficiaires des ressources qui se trouvent sur leur propre territoire. C’est pourquoi les Nations unies aident les autorités nationales à renforcer la gouvernance et les institutions, à améliorer les cadres réglementaires et à veiller à ce que les minerais contribuent au développement et à la consolidation de la paix'', a déclaré le patron de l'ONU.
Plusieurs pays sont victimes de la "malédiction de la richesse." Leurs ressources naturelles, plutôt que d’aider au développement, sont à l’origine des conflits qui les déchirent.
C'est par exemple le cas de la République démocratique du Congo. Le riche sous-sol congolais est souvent considéré comme la cause des conflits qui sévissent dans ce pays.
''Les ressources naturelles ne doivent plus être le théâtre de nos rivalités. Elles doivent devenir les fondements de notre sécurité collective. Si nous parvenons à faire des minerais, de l’eau, des forêts, de l’énergie et de la biodiversité des instruments de coopération plutôt que de confrontation, alors nous pourrons dire que le Conseil de sécurité est resté fidèle à sa mission. Et l’histoire retiendra qu’ici, aux Nations Unies, la communauté internationale a choisi de faire des ressources naturelles non pas l’héritage de nos divisions, mais le fondement de notre destin commun'', a déclaré Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie de RDC.
La directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce Ngozi Okonjo-Iweala a quant à elle souligné que "les minerais qui se trouvent sous le sol de l’Afrique ou de toute autre région en développement ne devraient jamais servir à financer les conflits. "