Les tensions militaires entre l'Iran et les États-Unis se sont encore aggravées mercredi 22 juillet. L'armée américaine a annoncé avoir mené une nouvelle série de frappes contre des cibles iraniennes, pour la douzième nuit consécutive.
L'Iran affirme avoir intercepté trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz
En réponse, Téhéran a averti qu'il réagirait avec "une riposte puissante" si ses infrastructures civiles étaient prises pour cible.
Les gardiens de la révolution iraniens ont également déclaré avoir stoppé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite habituellement une part importante du commerce mondial de pétrole. L'Iran maintient un contrôle strict sur cette voie maritime, au cœur de ses tensions avec Washington.
Les hostilités, relancées le 7 juillet, alimentent les inquiétudes des marchés énergétiques. Outre le verrouillage du détroit d'Ormuz, les risques de perturbation s'étendent à la péninsule Arabique, où les ports saoudiens sont également exposés à un possible blocus des rebelles houthis du Yémen.
Dans ce contexte, les prix du pétrole repartent à la hausse. Le Brent, référence mondiale, a dépassé mercredi le seuil des 95 dollars le baril, son plus haut niveau depuis près de six semaines, avant de légèrement reculer. Cette flambée efface une partie de l'accalmie observée après le protocole d'accord conclu à la mi-juin entre Washington et Téhéran.
Cette nouvelle montée des tensions fait craindre de nouvelles perturbations sur les marchés de l'énergie et un impact sur l'économie mondiale si le conflit venait à s'étendre davantage.