Le changement climatique fait grimper les températures — au sens propre. À travers le continent africain, la hausse des températures provoque une forte augmentation de la demande en climatisation et en eau, mettant sous pression des réseaux électriques déjà fragiles, au bord de la rupture.
Les vagues de chaleur affectent les réseaux électriques africains [Business Africa]
Des infrastructures électriques peu fiables freinent la croissance économique, réduisent la productivité et exposent des millions de personnes à des risques sanitaires liés aux vagues de chaleur. Alors que 600 millions d’Africains vivent encore sans accès fiable à l’électricité, la marge d’erreur est inexistante.
Selon les experts, la solution ne réside pas uniquement dans une augmentation de la production d’énergie, mais dans une gestion plus intelligente de l’électricité. Les pays africains doivent moderniser leurs réseaux vieillissants tout en accélérant massivement le déploiement de solutions hors réseau (off-grid).
Brian Ayo, ingénieur et responsable technique chez Troxon Electric, partage avec nous des stratégies concrètes pour construire des réseaux électriques résilients face au changement climatique, capables de résister aux fortes chaleurs et d’alimenter l’avenir énergétique de l’Afrique.
Une ville ghanéenne frappée par les conflits en tête de la révolution électrique
Alors que les gouvernements du monde entier investissent des milliards dans l’action climatique, une ville du nord du Ghana touchée par les conflits a discrètement adopté la mobilité propre, sans subventions ni financements internationaux.
Pour des raisons de sécurité, les autorités ont limité la vente d’essence, poussant la population à se tourner vers les motos électriques pour leurs déplacements quotidiens.
L’histoire de Bawku illustre parfaitement comment les citoyens peuvent devenir les moteurs de l’action climatique locale et accélérer la transition vers une mobilité durable en Afrique.
La Chine étend la compensation en yuan à 19 pays africains
Standard Bank en South Africa et Industrial and Commercial Bank of China ont reçu l’approbation de la banque centrale chinoise pour traiter les transactions en renminbi dans 19 pays africains.
Concrètement, une part croissante des 340 milliards de dollars d’échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique enregistrés en 2025 pourra désormais être réglée directement en yuan, sans passer par le dollar américain ou d’autres devises intermédiaires.
Les enjeux sont majeurs : réduction des coûts de transaction, accélération des règlements et baisse des risques liés aux fluctuations monétaires. Une évolution qui pourrait redéfinir les relations commerciales Chine-Afrique et renforcer l’internationalisation du yuan sur le continent.