Les PME peuvent-elles profiter du zéro droit de douane chinois ? [Business Africa]

Afolake Oyinloye pour Business Africa   -  
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La décision de la Chine d’accorder un accès sans droits de douane aux exportations provenant de 53 pays africains est largement saluée comme une étape majeure dans le renforcement des relations économiques entre l’Afrique et la Chine.

Cette mesure vise à améliorer l’accès des produits africains au marché chinois et pourrait stimuler les exportations, les investissements ainsi que le développement industriel sur l’ensemble du continent. Cependant, la réalité économique sur le terrain demeure plus nuancée.

En Zambie, de nombreux petits producteurs et agriculteurs expliquent qu’ils continuent de faire face à d’importants obstacles pour accéder aux marchés internationaux. Les normes de qualité strictes, les exigences de certification, le manque d’accès au financement ainsi que les insuffisances des infrastructures logistiques constituent encore des freins majeurs à l’exportation.

Selon plusieurs économistes, la suppression des droits de douane ne suffit pas à elle seule pour transformer durablement les économies africaines. Les pays du continent doivent également investir dans la transformation locale des matières premières, le développement des capacités industrielles, l’amélioration des réseaux de transport et l’accès au crédit afin de permettre aux entreprises africaines de gagner en compétitivité sur les marchés mondiaux et de créer davantage de valeur ajoutée.

Nigeria : le marché des véhicules électriques accélère malgré les défis énergétiques

Le secteur des véhicules électriques au Nigeria connaît une dynamique de croissance encourageante, portée notamment par la hausse des prix du carburant et l’augmentation du coût des transports.

Face à la recherche de solutions de mobilité plus économiques, les consommateurs nigérians se tournent progressivement vers les véhicules électriques. Start-up innovantes et constructeurs locaux développent désormais une gamme croissante de solutions, allant des motos électriques aux bus urbains, en passant par les voitures particulières.

Malgré cet essor, plusieurs défis structurels subsistent.

Les pénuries récurrentes d’électricité compliquent encore le déploiement des infrastructures de recharge et ralentissent l’adoption à grande échelle de la mobilité électrique. Les acteurs du secteur estiment que des investissements massifs dans les énergies renouvelables, les technologies de batteries et les réseaux de recharge seront indispensables pour soutenir la croissance du marché.

Malgré ces contraintes, les analystes considèrent que le Nigeria dispose d’un fort potentiel à long terme. Grâce à sa population importante, à une urbanisation rapide et à une demande croissante pour des solutions de transport abordables, le pays pourrait devenir l’un des principaux hubs africains de la mobilité électrique.

La suppression des visas stimule la croissance du tourisme et des échanges en Afrique

L’Afrique connaît actuellement une hausse historique des déplacements intra-africains, à mesure que de nombreux pays assouplissent les restrictions de circulation entre citoyens africains.

La République du Congo est devenue le dernier pays en date à supprimer l’obligation de visa pour les ressortissants africains, rejoignant ainsi le Ghana et le Togo dans leur volonté de favoriser la libre circulation sur le continent.

Cette tendance s’inscrit dans une dynamique plus large visant à renforcer l’intégration régionale dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et à stimuler le tourisme, le commerce et les investissements en Afrique.

Les premiers effets se font déjà sentir. Les compagnies aériennes, les hôtels et les opérateurs touristiques enregistrent une hausse de la demande de la part des voyageurs africains. Dans le même temps, les entreprises bénéficient d’un accès facilité aux marchés régionaux et de nouvelles opportunités commerciales.

Avec désormais six pays africains offrant un accès sans restriction aux citoyens du continent, la dynamique en faveur d’une Afrique plus connectée se renforce. Cette évolution favorise une circulation plus fluide des personnes, des marchandises, des capitaux et des investissements à travers les frontières africaines, ouvrant la voie à une intégration économique plus profonde et à une croissance durable.

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