Afrique du Sud : les groupes anti-immigration maintiennent la pression

Des Sud-Africains manifestent contre l'immigration clandestine à Johannesburg, en Afrique du Sud, le 29 avril 2026.   -  
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Des dizaines de manifestants opposés à l’immigration illégale ont défilé dans les rues de plusieurs villes sud-africaines, dont Johannesburg, au lendemain de l’allocution du président Cyril Ramaphosa.

Le chef de l’État y a notamment promis de renforcer la lutte contre les groupes accusés d’alimenter les violences xénophobes dans le pays. Les organisateurs de ces mobilisations, eux, affirment maintenir leur ultimatum fixé au 30 juin.

Interrogé en marge de ces marches, l’un des principaux leaders du mouvement a exprimé ses réserves à l’égard du discours présidentiel. « Nous ne sommes pas entièrement satisfaits de ce discours, car il manque de franchise et de clarté. Toutefois, nous le respectons en tant que dirigeant et espérons qu’à l’avenir, il tiendra un discours davantage centré sur les difficultés que rencontrent les citoyens », a déclaré Nkosikhona Phakel’umthakathi Ndabandaba, responsable de campagne.

La mobilisation s’est globalement déroulée dans le calme, même si certains participants étaient munis de bâtons et que d’autres brandissaient des pancartes portant l’inscription « Rentrez chez vous ». D’autres rassemblements similaires, réunissant des dizaines de personnes, ont également été signalés dans les provinces du Cap-Occidental, dans le sud du pays, et du Limpopo, au nord.

Sur place, certains manifestants ont tenu des propos fermes sur leurs revendications. « C’en est assez, nous voulons reprendre possession de notre pays. Nous ne sommes pas xénophobes, et il est regrettable que l’on nous perçoive ainsi dans le monde. Nous avons longtemps vécu aux côtés de nos frères et sœurs dans la coexistence, mais aujourd’hui, nous estimons qu’il est temps qu’ils partent afin que nous puissions restaurer l’ordre dans notre pays », a affirmé Zandisile Thukwane, manifestante.

De son côté, le président Cyril Ramaphosa a reconnu les inquiétudes liées à l’immigration clandestine, tout en promettant des mesures concrètes. Il a toutefois averti que les autorités ne toléreraient pas que quiconque se fasse justice lui-même.

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