Titre : Kenya : un nouvel orphelinat pour faire face aux conflits homme-faune

Deux girafes se promènent dans le parc national de Nairobi, en périphérie de la ville, le mercredi 31 janvier 2024 à Nairobi, au Kenya.   -  
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Le Kenya prévoit de relocaliser et d’agrandir l’orphelinat animalier de Nairobi afin de répondre à l’augmentation du nombre d’animaux sauvages recueillis. Créé il y a 62 ans, ce centre accueille des animaux blessés, orphelins ou secourus après des incidents liés aux activités humaines.

Selon le Kenya Wildlife Service (KWS), cette hausse est directement liée à la multiplication des conflits entre les populations et la faune sauvage. Avec une population qui approche les 60 millions d’habitants, la pression sur les terres et les espaces naturels ne cesse de croître, réduisant les zones de coexistence entre humains et animaux.

« Les conflits entre les humains et la faune sauvage constituent notre plus grand défi en matière de conservation », a déclaré Erastus Kanga, directeur général du KWS, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement. Il souligne que la croissance démographique accroît la concurrence pour l’accès à l’espace et favorise les interactions avec la faune.

Le futur complexe doit permettre d’accueillir davantage d’animaux tout en améliorant les infrastructures de soins, de réhabilitation et d’éducation à l’environnement. Pour les autorités, ce projet représente un investissement stratégique pour la protection de la biodiversité du pays.

« Le nouvel orphelinat animalier de Nairobi est un investissement tourné vers l’avenir, en faveur de l’éducation à la conservation et du service public », a ajouté Erastus Kanga. Selon lui, cette nouvelle structure permettra au Kenya de maintenir son rôle de référence en matière de protection de la faune sauvage tout en répondant aux défis posés par une population en constante augmentation.

Réputé pour la richesse de sa biodiversité, le Kenya cherche ainsi à concilier développement humain et préservation de ses écosystèmes, alors que les conflits entre les communautés et les animaux sauvages deviennent un enjeu croissant de conservation.

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