Traite négrière : Macron lance le débat sur les réparations

Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors d'une cérémonie marquant le 25e anniversaire de la loi Taubira, Palais de l'Elysée, Paris 21/05/2026   -  
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Le président français Emmanuel Macron a lancé le débat sur les réparations liées au rôle de la France dans la traite négrière. Le chef d’état a présidé jeudi une cérémonie commémorant le 25e anniversaire d’une loi reconnaissant la traite négrière comme un crime contre l’humanité.

Cette loi historique,  connue sous le nom de « loi Taubira », tire son nom de la députée à l’origine de ce texte, Christiane Taubira.

Le 21 mai 2001, cette loi historique, adoptée à l’unanimité par le Parlement, a fait de la France le premier pays au monde à reconnaître officiellement la traite négrière transatlantique et l’esclavage colonial comme des crimes contre l’humanité.

Dans son discours prononcé à l’Élysée, M. Macron a annoncé que le « Code Noir », ensemble de décrets royaux des XVIIe et XVIIIe siècles qui régissaient l’esclavage dans les colonies françaises, serait explicitement supprimé de la législation française.

L'esclavage a été aboli en France en 1848, alors que le pays pratiquait un commerce négrier important, expédiant plus d'un million d'Africains vers les colonies d'Amérique, mais l'ensemble des textes juridiques qui le régissaient existe toujours dans le droit français, bien qu'ils aient cessé d'être appliqués depuis longtemps.

Au fil des ans, les gouvernements français ont reconnu le tort historique que représentait l'esclavage en Haïti et dans d'autres anciennes colonies, mais, à l'instar d'autres anciennes puissances coloniales, ils ont résisté aux appels en faveur de réparations.

À l’occasion du 25e anniversaire de cette loi historique, Emmanuel Macron a déclaré que la « grande question » des réparations devait être abordée. Tout en ajoutant que nous ne devons pas faire de fausses promesses. 

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