En Tunisie, le début de la saison touristique estivale s’ouvre dans un climat d’inquiétude. En cause : les répercussions de la guerre au Moyen-Orient, qui entraînent une hausse des prix du pétrole et des coûts du transport aérien.
Guerre au Moyen-Orient : impact sur le tourisme tunisien
À Djerba, destination phare du tourisme tunisien, plusieurs professionnels constatent déjà un ralentissement des réservations.
Selon le directeur de l’hôtel Royal Garden Palace, les réservations ont chuté de près de 50 % cette année. La hausse des tarifs aériens pousse de nombreux touristes à revoir leurs projets de voyage.
Le prix du kérosène a fortement augmenté depuis le début de l’année, obligeant certaines compagnies aériennes à relever leurs prix, voire à supprimer des vols.
Le secteur touristique représente environ 10 % du PIB tunisien et fait vivre près de 400 000 personnes.
Malgré ce contexte difficile, les autorités tunisiennes veulent rester optimistes. L’an dernier, Djerba avait accueilli un record de 1,2 million de visiteurs.
Entre avril et septembre, plus de 5 600 vols sont programmés vers l’île, en hausse de plus de 3 % sur un an, avec des liaisons depuis 16 pays, principalement européens.
Les responsables du tourisme estiment que la proximité de la Tunisie avec l’Europe reste un avantage majeur. Le pays mise aussi sur son image de destination stable et sûre en Méditerranée.