Sommet "Africa Forward 2026" : les appels au respect mutel ont dominé

Le président français Emmanuel Macron, à gauche, et le président kenyan William Ruto se saluent à la State House de Nairobi, le dimanche 10 mai 2026.   -  
Copyright © africanews
Brian Inganga/Copyright 2026 The AP. All rights reserved

Le président kenyan William Ruto a réaffirmé que l'époque de la dépendance de l'Afrique vis-à-vis de l'Europe était révolue, au profit d'un respect mutuel entre nations coopérantes.

Le chef d’état kényan qui co-organise le sommet avec la France, a évoqué la souveraineté à huit reprises dans son discours prononcé lors de la dernière journée du sommet.

« Nous réaffirmons avec clarté et conviction la nécessité urgente de réformer la gouvernance mondiale en matière de paix et de sécurité, en particulier le Conseil de sécurité des Nations unies. Il est à la fois indispensable et inadmissible qu’un continent de près de 1,5 milliard d’habitants, représenté par 54 États souverains et constituant l’un des plus grands blocs au sein des Nations unies, continue d’être exclu d’une représentation permanente au Conseil de sécurité. », a déclaré William Ruto, président du Kenya.

Le président français Emmanuel Macron a annoncé de nouveaux investissements et déclaré que la souveraineté serait un élément clé du nouveau partenariat que la France espère construire avec l’Afrique.

« Au fond, le partenariat que nous envisageons pour ce sommet « Africa Forward » — le partenariat auquel je crois entre l’Afrique et l’Europe — est un partenariat au service de la paix, de la prospérité, ainsi que de notre autonomie et de notre indépendance stratégiques communes. C’est une vision forte. Si nous y parvenons, cela nous permettra de reconstruire en profondeur un ordre multilatéral qui a été si profondément ébranlé et affaibli — un ordre dont le déclin nous affecte tous. À terme, ce partenariat peut devenir une source d’espoir et un avenir pour tous. », a indiqué Emmanuel Macron, président français.

Cet événement, qui doit s’achever mardi par une déclaration qui devrait être signée par les 30 chefs d’État et de gouvernement, intervient au plus fort d’une crise entre la France et ses anciennes colonies, principalement en Afrique de l’Ouest.

Des investissements d’une valeur de 23 milliards d’euros (27 milliards de dollars) financeront divers secteurs en Afrique, notamment l’énergie, l’intelligence artificielle et l’agriculture, a déclaré M. Macron, ajoutant que 14 milliards d’euros (16,4 milliards de dollars) proviendraient d’entreprises françaises et 9 milliards d’euros (10,5 milliards de dollars) d’entités africaines.

À découvrir également

Voir sur Africanews
>