La vie reprend son cours normal au Cap-Vert après que le navire MV Hondius a quitté le Cap-Vert avec près de 150 personnes à bord pour se diriger vers les îles Canaries, en Espagne.
Hantavirus : soulagement au Cap-Vert après le départ du MV Hondius
Le bateau de croisière n’a pas été autorisé à accoster au port de Praia, en raison de la circulation du hantavirus à bord. L'épidémie a été confirmée à bord du navire le 2 mai. Faisant au moins trois morts.
''Je pense qu’elles (les autorités) ont bien fait, car si le bateau avait laissé débarquer des gens ici, ça aurait pu poser problème, à cause du virus. Mais je suis triste pour les personnes qui étaient à bord, car elles n’ont pas pu descendre à terre pour découvrir cet endroit. J’aurais aimé qu’elles viennent voir les lieux et qu’elles se sentent heureuses.'', déclare Edmilson Semedo, ouvrier du bâtiment.
Manuela Silva, commerçante, abonde dans le même sens ''Le gouvernement a pris la bonne décision, il n’a pas laissé le bateau accoster dans notre port, car ils auraient pu nous transmettre ce virus à tous. Et nous aurions pu l’attraper.''
La prévention sanitaire a été préférée au profit touristique. Après cet épisode, les habitants vantent leur île connue une destination touristique majeure sur le continent. Encourageant les personnes curieuses de découvrir le pays à le visiter.
''Au Cap-Vert, pas de stress. C’est un pays agréable. Vous pouvez profiter du beau temps, des paysages. Et aussi de la musique. C’est très important dans notre culture. Nous avons aussi le football, comme vous pouvez le voir, nous nous sommes qualifiés pour la première fois pour la Coupe du monde. Le Cap-Vert, c’est la morabeza (l’hospitalité), pas de stress.'', souligne Daniel Debarros, guide touristique.
Le MV Hondius a placé le Cap-Vert, pays rarement sous les feux de la rampe et l’un des moins peuplés d’Afrique, au centre de l’attention du monde entier.