"Farmgate" : le président sud-africain de nouveau menacé de destitution

ARCHIVES - Le président sud-africain Cyril Ramaphosa répond aux questions au Parlement, au Cap (Afrique du Sud), le 29 septembre 2022.   -  
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En Afrique du Sud, la Cour constitutionnelle annule ce vendredi une décision du Parlement qui bloquait toute procédure de destitution visant le président Cyril Ramaphosa. Un revirement de situation qui remet en lumière le scandale lié aux soupçons de dissimulation de fonds.  

Les faits remontent à 2020, lorsqu'une importante somme d'argent, près de 500 000 dollars en espèces, a été volée dans l'élevage de bétail du président et sa réserve de chasse. 

Cet argent, caché sous les coussins d’un canapé de son ranch correspondait, selon le président, au paiement de buffles achetés par un homme d’affaires soudanais. Cyril Ramaphosa a été accusé de ne pas avoir signalé l’affaire à la police et de s'être exposé à un conflit d’intérêts dans cette affaire. Ses détracteurs évoquent aussi un abus de pouvoir.

En 2022, Cyril Ramaphosa avait facilement survécu à un vote de l'Assemblée nationale qui aurait pu déclencher une procédure visant à le destituer de ses fonctions.  

"Il est déclaré que le vote de l’Assemblée nationale du 13 décembre 2022 […] est contraire à la Constitution, invalide, et qu’il est annulé", a déclaré la présidente de la Cour constitutionnelle, Mandisa Maya. 

L'Assemblée nationale, où l'ANC au pouvoir détenait alors la majorité, avait rejeté le rapport d'une commission d'enquête qui concluait que le président pouvait être coupable de faute professionnelle. 

Le procureur général a abandonné les poursuites en 2024. 

La décision de la Cour de relancer cette affaire fait suite à une plainte déposée par le parti d’extrême gauche Economic Freedom Fighters (EFF). 

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