Marche xénophobe contre les étrangers à Johannesburg

Des Sud-Africains manifestent contre l'immigration clandestine à Johannesburg, en Afrique du Sud, le mercredi 29 avril 2026. (Photo AP/Themba Hadebe)   -  
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Une nouvelle vague de tensions xénophobes secoue l’Afrique du Sud. Mercredi, des militants opposés à l’immigration illégale ont défilé dans les rues de Johannesburg, quelques jours après des mobilisations similaires à Durban.

Avant la manifestation, de nombreux commerces, qu’ils appartiennent à des Sud-Africains ou à des étrangers, sont restés fermés, signe d’un climat de crainte. Sur le terrain, certains groupes ont interpellé, menacé, voire agressé des personnes soupçonnées d’être en situation irrégulière. Selon Tshepo Totwe, ces actions visent avant tout à défendre les droits des citoyens sud-africains. Il rejette les accusations de xénophobie et affirme que le mouvement agit dans le cadre de la loi et de la liberté d’expression.

Ces derniers mois, plusieurs groupes anti-immigration ont également été accusés d’avoir empêché des migrants d’accéder à des services essentiels, notamment des écoles et des cliniques, en violation de la loi.

La mobilisation s’inscrit dans une dynamique plus large, après des actions similaires organisées notamment à Pretoria. Les organisateurs réclament une application plus stricte des lois migratoires et des expulsions massives.

De son côté, Sanele Nkambule appelle le gouvernement à réaffirmer son engagement à faire respecter l’État de droit et à garantir la sécurité ainsi que le bien-être socio-économique des Sud-Africains.

La xénophobie reste un phénomène récurrent en Afrique du Sud. La vague de violences la plus meurtrière de ces dernières décennies, en 2008, avait fait 62 morts. D’autres épisodes violents ont été recensés en 2015, 2016 et 2019, illustrant des tensions persistantes autour des questions migratoires.

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