Dans le nord-est du Nigeria, des frappes aériennes menées par l’armée ont fait de nombreuses victimes dans l’État de Yobe.
Nigeria : au moins 200 morts lors de frappes contre Boko Haram
Les bombardements, survenus samedi, visaient des combattants du groupe jihadiste Boko Haram. Mais selon des habitants et des organisations de défense des droits humains, le bilan humain serait particulièrement lourd.
L’ONG Amnesty International évoque plus de 100 morts et au moins 35 blessés graves. De son côté, un responsable local fait état d’environ 200 personnes tuées ou blessées.
L’armée nigériane n’a, pour l’heure, pas réagi officiellement à ces informations.
Le Nigeria est confronté depuis 2009 à une insurrection jihadiste menée par Boko Haram, à l’origine de milliers de morts et de déplacements massifs de populations.
Au fil des années, le conflit s’est complexifié avec l’émergence de groupes dissidents, notamment la branche affiliée au groupe État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).
Si les violences restent concentrées dans le nord-est du pays, elles s’étendent progressivement à d’autres régions, notamment dans l’ouest, où des groupes armés criminels multiplient les attaques contre les populations.