La France a démenti jeudi les accusations selon lesquelles elle aurait cédé aux pressions américaines et retiré une invitation présumée adressée à l’Afrique du Sud pour participer au sommet du G7 prévu à Evian du 15 au 17 juin prochain.
G7 : la France nie toute pression américaine sur l'absence de l'Afrique du Sud
Paris dit avoir plutôt jeté son dévolu sur le Kenya pour cette réunion tout en affirmant reconnaitre le rôle que joue l'Afrique du sud dans le concert des nations.
Alors que Pretoria affirmait que Washington avait exhorté La France à retirer son invitation au président Cyril Ramaphosa.
''Nous avons toujours compté sur l’Afrique du Sud et nous respectons le rôle important qu’elle joue dans les affaires internationales. En ce qui concerne le G7, nous avons décidé d’inviter le Kenya à Évian au vu du travail que nous menons ensemble pour préparer le sommet « Africa Forward », le sommet ''Afrique-France'', qui se tiendra les 11 et 12 mai à Nairobi. Nous n'avons cédé à aucune pression, mais nous avons fait un choix cohérent avec notre décision d'organiser un sommet du G7 restreint, axé sur les questions géoéconomiques. Nous restons en contact étroit avec l'Afrique du Sud, partenaire clé de la France sur toutes les grandes questions mondiales. '' a déclaré Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères.
Mais entre Pretoria et Washington, il y a de l’eau dans le gaz depuis des mois. Trump avait boycotté le sommet du G20 organisé par l’Afrique du Sud en novembre dernier. La persécution supposée des Afrikaners figure parmi les pommes de discorde.
Donald Trump a-t-il utilisé le boycott pour contraindre la France à ''déchirer'' l'invitation sud-africaine ? A Pretoria, on y croit fermement.