Le carburant se fait désormais rare à la pompe à Kinshasa, alors que la capitale de la RDC commence à payer le prix du blocus du détroit d’Ormuz par l’Iran.
Guerre au Moyen-Orient : en RDC, craintes de pénurie de carburant à Kinshasa
Il faut attendre plusieurs heures pour espérer remplir le réservoir de sa voiture. La situation inquiète dans une mégalopole d’au moins 17 millions d’habitants.
'' Nous avons passé 2 heures 30 minutes rien que pour le carburant. Dans notre pays, il n’y a pas de carburant. Pourquoi ? À cause de la guerre entre l’Iran et les États-Unis. Oui, on souffre beaucoup chez nous. Il n’y a pas de carburant, il n’y a pas d’essence… c’est comme ça depuis… aujourd’hui, c’est le deuxième jour. Regardez les gens qui souffrent, et les transports sont difficiles à cause du manque de carburant.'', raconte Marcel Lobo, conducteur de taxi moto.
La guerre au Moyen-Orient est mise en avant pour justifier la rareté des produits pétroliers. Il y a de l'incompréhension parmi les populations.
'' Ici, on nous dit que c’est la guerre au Moyen-Orient qui cause la pénurie de carburant. Mais la guerre n’a commencé qu’il y a quelques jours, et il n’y a pas d’approvisionnement ici. Pourquoi ? Ils mentent. Et maintenant, même pour acheter à la pompe, il faut ajouter un petit quelque chose, vous voyez, pour qu’ils acceptent de vous vendre un seul litre. » « Non mais ici on nous dit que c'est la guerre au Moyen-Orient qui fait qu'il y a une pénurie de carburant. Mais la guerre a commencé il y a quelques jours, et nous n'avons pas de stock ici. Pourquoi ? Ils mentent. Alors pour acheter même à la pompe, il faut ajouter un petit quelque chose, pour qu'on te vende un litre.'', s'interroge Moise Ilunga, conducteur de taxi moto.
Plusieurs autres pays africains sont en proie aux pénuries de carburants depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Le continent dépendant en grande partie des importations pour ses besoins en produits pétroliers.