L'Organisation des Nations Unies estime qu'il faut s'attaquer à la contamination par les mines terrestres en Éthiopie et au Soudan.
ONU : la lutte contre les mines, condition préalable à un accès humanitaire
Les responsables du programme d’action contre les mines terrestres de l’ONU de ces deux nations, ont appelé à davantage de financement et de sensibilisation.
S’exprimant au siège des Nations unies à New York, Rob Syfret, responsable pour l'Éthiopie, a déclaré que la stabilité de la région était en jeu et que tout devait être mis en œuvre pour empêcher le pays de retomber dans le conflit : « L'Éthiopie risque actuellement de devenir le pays d'après-conflit oublié. De nombreuses crises dans le monde mobilisent aujourd'hui l'attention et les ressources. Mais négliger les pays engagés sur la voie de la paix les fera retomber dans la guerre. »
Pour le Soudan qui était déjà confronté à une contamination par mines terrestre héritée de décennies de conflit, la guerre actuelle ajoute une nouvelle couche complexe de contamination dans des zones densément peuplées.
« L'ampleur et la nature de la contamination au Soudan sont alarmantes, car cette guerre se déroule dans les villes. À Khartoum, les risques liés aux explosifs sont omniprésents : on en trouve dans les habitations, sur les routes, dans les écoles et les hôpitaux, ainsi que dans les infrastructures essentielles, souvent mélangés aux décombres. De plus, une menace liée aux mines terrestres est apparue, avec sept champs de mines identifiés à ce jour dans la ville. », a expliqué Mohammad Sediq Rashid, responsable du Programme d’action contre les mines au Soudan.
M. Rashid a ajouté que la lutte contre les mines est une condition préalable à un accès humanitaire sûr et aux efforts de relèvement et de reconstruction.