« Belleville nous verra toujours danser » au Festival International du Film de Genève

Une femme marche dans le quartier Menilmontant Belleville à Paris, le jeudi 18 août 2022.   -  
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Avec pour thème résistance et révolte, le pouvoir des images, le Festival International du Film et Forum des Droits de l’Homme 2026 ne pouvait pas passer à côté du documentaire « Belleville nous verra toujours danser ».

Réalisé par Hugo Sobelman, il met en lumière la lutte pacifique d’une bande de jeunes afrodescendants vivant dans le quartier parisien de Belleville. Parmi les protagonistes réunit autour de l’humour, de la musique et de la danse, se distingue le photographe Souleymane Fofana alias Commeas, dont l’exposition Les 11 accompagne les projections du film en compétition. 

C'est lorsqu'il cherchait un mentor pour développer son métier de photographe que Souleymane Fofana fait la rencontre d'Hugo Sobelman. Des liens d'amitié se tissent entre les deux hommes qui construisent leur culture cinématographique. Ils passent ensemble beaucoup de temps à La Perm', un espace culturel d'échanges du quartier de Belleville. Alors qu'Hugo Sobelman à la recherche d'une idée de films à réaliser en région parisienne, Souleymane lui soumet l'idée de filmer ce qu'il a sous les yeux, les temps de partage passés à La Perm'. Au cours du film, nous suivons cette bande d'amis et l'organisation du festival "Belleville en vrai". 

« C’est une maison de quartier dans laquelle les jeunes du quartier, les moins jeunes et les bénévoles se réunissent pour mettre en place différents projets, qu'ils soient humanitaires, ou cinématographiques. Dans le film, on raconte une bande potes qui apprennent à grandir ensemble dans une société face à des inégalités et à une certaine violence, la violence du monde, celle qui est là quand on sort de notre quartier et que l'on perd nos repères. C'est un peu ce qui explique le film, il montre comment nous arrivons à affronter tout cela avec nos armes. [...] Il n'y a pas que du négatif dans tout cela, il y a énormément de positif, parce qu'on voit des jeunes qui-, avec leurs moyens, essaient de s'en sortir et certains s'en sortent très, voire tout le monde en réalité.", a indiqué Souleymane Fofana. 

Souleymane Fofana expose ses œuvres au Festival international du film et forum des droits de l’homme pour la troisième fois à Genève. Il souhaite avant tout partager son travail et donner de l’inspiration.

"Au tout départ la photo moi je le fais parce que j'ai une famille nombreuse, quand j'étais plus petit j'aimais regarder les albums photos à la maison et un jour ma grande sœur m'a donné son appareil photo et j'ai commencé à photographier mes nièces et neveux jusqu'à ce que ça devienne sérieux et qu'on reconnaissance ma pâte. À la suite de cela, on m'a contacté pour des projets et cela m'a permis de développer tout cela et d'en faire aujourd'hui mon métier », a expliqué Souleymane Fofana. 

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