ONU : la candidature de Macky Sall divise les Sénégalais

Le candidat présidentiel de l'opposition et ancien Premier ministre Macky Sall face aux journalistes et à ses partisansdans un hôtel de Dakar, 29 février 2012.   -  
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Macky Sall, successeur d’Antonio Guterres à l’ONU ? L’idée ne réjouit pas tous les Sénégalais. Les victimes des violences de 2021 et 2024 sous le régime de l’ancien président s’y opposent fermement tout comme une partie de la mouvance présidentielle, à l’image de ce député.

« L'ONU ne doit pas être une blanchisserie de crimes de sang et de crimes économiques et l'ancien président du Sénégal Macky Sall a commis, a encouragé des crimes de sang et des crimes économiques au Sénégal », déclare Guy Marius Sagna, député PASTEF.

Des accusations rejetées par les partisans de Macky Sall qui minimisent cette opposition à la candidature de leur leader. Ici, au siège de son parti, l’Alliance pour la République, l’heure est à la mobilisation. Selon ses militants, l’ancien président réunit toutes les conditions pour diriger l’ONU.

« Il a été au cœur des grandes questions qui devaient placer l'Afrique au centre du monde. Le siège du permanent du G 20 de l'Afrique par l'Union africaine, c'était son œuvre, la rencontre avec Vladimir Poutine en pleine guerre russo-ukrainienne, c'était son œuvre, entre autres œuvres au niveau international. Donc c'est l'Afrique au cœur. Donc ce n'est pas étonnant qu'après le Sénégal au cœur et l'Afrique au cœur, qu'il soit au cœur du débat mondial au moment où le multilatéralisme montre quelques difficultés », estime Mamadou Kassé, membre du directoire de l'APR.

La candidature de Macky Sall a reçu le soutien d’une bonne partie de la classe politique et des organisations syndicales.

« Pour l'intérêt supérieur du Sénégal, que Macky Sall soit le Secrétaire général de l'ONU, ça, c'est ce que l'histoire va retenir et il est important que quand on est au carrefour de l'histoire, il faut prendre le bon chemin et que le Sénégal n'a pas intérêt à afficher à la face du monde ses divisions internes », explique Badou Ndao, écorivain et médiateur social.

La candidature de Macky Sall, portée par le chef de l’Etat burundais, actuel président de l’Union Africaine, attend toujours le soutien des autorités sénégalaises.

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