Au moins 33 mineurs ont perdu la vie dans une fuite présumée de monoxyde de carbone dans une mine de plomb et de zinc située dans l’État du Plateau, dans le centre du Nigeria, selon des témoins interrogés par la BBC.
Nigeria : 33 mineurs tués par une fuite présumée de monoxyde de carbone
Le drame se serait produit peu avant le lever du jour sur un site exploité par Solid Unity Nigeria Ltd, près de la ville de Wase. Du gaz toxique se serait accumulé dans des galeries souterraines mal ventilées, provoquant l’effondrement des ouvriers à la fin de leur service de nuit.
Les corps ont été découverts par les travailleurs arrivant pour la relève du matin. Plus de 20 autres mineurs ont pu être secourus et transportés à l’hôpital de Wase pour y recevoir des soins.
Les forces de sécurité ont bouclé la mine, située à environ 200 kilomètres au sud-est de Jos, capitale de l’État. Une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine exacte du drame.
Dans un communiqué préliminaire, le gouvernement de l’État du Plateau évoque une explosion. Mais des mineurs présents sur les lieux contestent cette version et parlent d’une fuite de monoxyde de carbone.
Selon un témoin, les victimes – âgées de 20 à 40 ans – venaient d’accomplir la prière musulmane de l’aube avant de retourner sous terre pour terminer leur service. Elles ont été inhumées peu après, conformément aux rites locaux.
Les accidents miniers sont relativement fréquents au Nigeria. Il y a moins de deux ans, des dizaines de chercheurs d’or avaient péri dans l’État voisin du Niger après l’effondrement d’un puits, provoqué par de fortes pluies.
Cette nouvelle tragédie relance les inquiétudes sur les normes de sécurité dans le secteur minier nigérian.