La famille de l’ancien président zambien Edgar Lungu, décédé en juin dernier en Afrique du Sud, a fermement démenti les accusations d’empoisonnement liées à sa mort.
Décès d’Edgar Lungu : la famille rejette toute thèse d’empoisonnement
Dans une lettre adressée à la police sud-africaine, ses avocats affirment que ces allégations sont « infondées » et ne reposent sur aucun élément crédible.
L’ancien chef d’État, âgé de 68 ans, est mort des suites d’une maladie non précisée dans une clinique de Pretoria. Il avait dirigé la Zambie de 2015 à 2021, avant d’être battu à l’élection présidentielle par Hakainde Hichilema.
Selon la famille, les autorités sud-africaines ont lancé une procédure pénale à la suite d’accusations publiques évoquant un possible empoisonnement. Les avocats du cabinet Mashele Attorneys assurent avoir répondu aux cinq convocations émises par la police dans le cadre de cette enquête, tout en rejetant catégoriquement les soupçons.
La police sud-africaine n’a pas commenté officiellement ces éléments, évoquant la sensibilité du dossier.
Un différend sur le lieu d’inhumation
Le corps d’Edgar Lungu se trouve toujours dans une morgue en Afrique du Sud, au cœur d’un bras de fer judiciaire entre sa famille et le gouvernement zambien.
Les autorités de Lusaka souhaitent le rapatriement de la dépouille et l’organisation de funérailles nationales avec les honneurs officiels. En août, un tribunal sud-africain a donné raison au gouvernement zambien.
La famille de l’ancien président, de son côté, plaide pour une inhumation privée en Afrique du Sud. Elle affirme que le défunt ne souhaitait pas la présence de son rival politique, le président Hichilema, à ses obsèques. Les relations entre les deux hommes étaient notoirement tendues.
Les avocats de la famille ont également exprimé leur inquiétude face à une demande de la police visant à obtenir la garde du corps dans le cadre de l’enquête. Ils rappellent que deux décisions de justice maintiennent pour l’instant la dépouille sous la responsabilité d’une entreprise funéraire, dans l’attente d’un règlement définitif du litige.
Selon des responsables sur place, le corps est conservé sous surveillance permanente. L’épouse de l’ancien président est restée en Afrique du Sud et poursuit les démarches judiciaires pour faire respecter la volonté présumée de son mari.