Les crises mondiales successives ont mis à rude épreuve la coopération internationale, révélant l’urgence de repenser les cadres de dialogue et de gouvernance.
Sommet de Dubaï : quelles perspectives pour l’Afrique dans le nouvel ordre mondial ?
C’est dans ce contexte que s’ouvre, ce lundi à Dubaï, le Sommet mondial des gouvernements. Selon Mohammed Al Gergawi, président de l’Organisation du Sommet mondial des gouvernements, la conjoncture actuelle appelle la création de forums plus inclusifs, capables de favoriser une stabilité et une prospérité durables à l’échelle planétaire.
Du 3 au 5 février, plus de 150 délégations gouvernementales, dirigeants mondiaux, décideurs économiques et scientifiques sont réunis pour débattre de la manière de façonner l’avenir. Au cœur des échanges : l’identification de solutions innovantes face aux défis globaux, qu’ils soient économiques, technologiques, climatiques ou géopolitiques, mais aussi la nécessité de donner à la prochaine génération de gouvernements les moyens d’agir efficacement dans un monde en mutation rapide.
Mais comment l’Afrique peut-elle tirer son épingle du jeu ? Le continent, riche de son potentiel démographique et économique, peine encore à faire face à la rapidité des transformations globales. Pour ses dirigeants, l’enjeu consiste à convertir la réinitialisation géopolitique actuelle en opportunités concrètes, en nouant des partenariats équilibrés et réellement profitables.
Les présidents du Botswana, de la Sierra Leone et du Zimbabwe, entre autres chefs d’État africains présents à Dubaï, auront ainsi l’occasion de répondre à une interrogation cruciale : la prochaine décennie sera-t-elle celle de l’Afrique ? Et, au-delà des promesses, comment transformer cette ambition en réalité tangible pour les populations du continent ?