Depuis le début de la saison des pluies, le Mozambique est confronté à une crise humanitaire majeure.
Inondations au Mozambique : plus de 700 000 sinistrés et des risques sanitaires majeurs
Les provinces de Gaza, Maputo et Sofala sont particulièrement touchées, avec des routes, ponts, écoles et centres de santé gravement endommagés, rendant l’accès aux services essentiels très difficile.
Selon l’Institut national de gestion des catastrophes (INGD), plus de 645 000 personnes ont été affectées, dont une majorité d’enfants. Parmi elles, 91 310 sont hébergées dans 68 centres d’accueil à travers le pays. Le bilan officiel fait état de 112 décès, 99 blessés et trois disparus.
Les infrastructures sont sévèrement touchées : plus de 2 500 kilomètres de routes, 306 écoles, 56 unités sanitaires et 44 lieux de culte sont endommagés. Les inondations ont également dévasté 165 841 hectares de terres agricoles, affectant plus de 111 000 agriculteurs et provoquant la mort de dizaines de milliers d’animaux d’élevage.
Face à cette catastrophe, le gouvernement estime que 103 millions de dollars sont nécessaires pour venir en aide à 100 000 ménages. Les autorités mettent également en garde contre le risque de propagation de maladies hydriques, comme le choléra ou le paludisme, dans les centres surpeuplés.
Les opérations de secours se poursuivent avec le déploiement d’hélicoptères et de bateaux pour atteindre les sinistrés isolés. Un centre de coordination nationale a été installé à Xai-Xai, dans la province de Gaza, pour centraliser les efforts et assurer une assistance rapide aux populations vulnérables.
À l’international, le Portugal a exprimé sa solidarité avec le Mozambique et maintient un dialogue étroit avec les autorités pour identifier les mécanismes de soutien, tant au niveau bilatéral qu’au sein de l’Union européenne. Sur place, le lieutenant-colonel Figueira, de l’armée de l’air portugaise, a mené une mission d’évaluation des besoins humanitaires.
Les pluies torrentielles et les crues consécutives aux lâchers d’eau des barrages, y compris dans les pays voisins, ont aggravé la situation, rendant plusieurs routes nationales impraticables et retardant l’accès à l’aide humanitaire.