Centrafrique : les Nations unies mettent en garde les rebelles

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Les forces de sécurité intérieure tiennent toujours la capitale. Elles ont repoussé mercredi les offensives rebelles après des combats intenses en périphérie de Bangui. Un casque bleu et au moins 30 rebelles ont été tués au cours de ces affrontements.

Le  lieutenant Colonel Abdoul Aziz Fall , porte-parole de la  force de la Mission des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) , se veut rassurant : " la situation est calme désormais. L'initiative des groupes armés, qui se sont infiltrés à Bangui, a été contrecarrée. Actuellement, les troupes sur le terrain contrôlent la situation."

Un crime de guerre

Si les forces de sécurité résistent toujours, les Nations unies s'inquiètent de la montée de la violence. Par la voix, de Stephane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général , l'organisation internationale  a envoyé un message clair aux troupes rebelles. 

"Le Secrétaire général rappelle que les attaques contre les soldats de la paix des Nations unies peuvent constituer un crime de guerre" , a expliqué Stephane Dujarric. "Il appelle les autorités centrafricaines à prendre toutes les mesures nécessaires pour que les responsables de ces attaques odieuses répondent de leurs actes. Le Secrétaire général reste très préoccupé par les efforts de déstabilisation continus des groupes armés en République centrafricaine et appelle toutes les parties à mettre fin à la violence et à engager un dialogue constructif." La MINUSCA multiplie les patrouilles

Les combats se sont intensifiés depuis la réélection de Faustin-Archange Touadéra , déclaré vainqueur le 4 janvier d'une élection présidentielle très contestée. Les forces de la MINUSCA multiplient les patrouilles dans la capitale pour quadriller la ville. Ce qui n'empêche pas de nombreux Centrafricains de fuir le centre de Bangui pour se protéger d'une nouvelle offensive rebelle.    

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