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Kenya : la Croix-Rouge forme ses équipes à la prise en charge des cas d’Ebola

Une aide-soignante aide son collègue à enfiler un équipement de protection individuelle à l'hôpital de Nairobi, au Kenya, le 7 octobre 2026.   -  
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Kenya

Le bilan de l’épidémie d’Ebola s’alourdit au Kenya. Une femme de 65 ans est décédée le 23 octobre alors qu’elle recevait des soins, a annoncé le ministère kényan de la Santé. Elle constituait le troisième cas confirmé dans le pays et était une proche parente du premier patient décédé. Placée en quarantaine, elle avait développé des symptômes le 13 octobre.

Le pays totalise désormais neuf cas confirmés, dont deux décès. Les sept autres patients sont pris en charge dans deux centres d’isolement. Selon les autorités sanitaires, tous les cas appartiennent à un même groupe de contacts identifiés, sans preuve de transmission au sein de la population générale.

Face à la menace, la Croix-Rouge kényane renforce sa préparation à Nairobi, où aucun cas n’a été signalé en dehors de l’épicentre de l’épidémie, selon son responsable des urgences sanitaires, le docteur Paul Olale. Des exercices de simulation permettent notamment aux équipes de s’entraîner aux procédures d’inhumation sécurisée et digne des victimes.

Les autorités maintiennent toutefois une surveillance renforcée, notamment après des alertes dans d’autres régions du pays. Le suivi des personnes ayant été en contact avec les malades et le respect des mesures de prévention demeurent essentiels pour limiter la propagation du virus.

Une épidémie qui gagne le Nigeria

La situation dépasse désormais les frontières de l’Afrique de l’Est. Le Nigeria a confirmé un cas importé de la souche Bundibugyo chez une femme originaire d’Ouganda et résidant à Abuja. Les autorités ont identifié ses contacts et placé en quarantaine plusieurs personnes considérées comme présentant un risque élevé.

Le ministre nigérian de la Santé, Muhammad Ali Pate, a affirmé que le cas était, pour l’heure, contenu, sans preuve de propagation au sein de la population. Les investigations se poursuivent afin de déterminer où la patiente a été exposée au virus.

Jeudi 22 octobre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a néanmoins averti que le continent faisait face à une situation épidémique « plus complexe », après l’apparition de ce cas en Afrique de l’Ouest.

L’épidémie, provoquée par la souche Bundibugyo, a débuté en République démocratique du Congo (RDC), où elle a fait plus de 4 600 morts sur près de 9 700 cas confirmés au 20 octobre, selon l’OMS. Cette souche ne dispose actuellement d’aucun vaccin homologué ni de traitement spécifique approuvé.

Alors que plusieurs pays renforcent leur surveillance sanitaire, les autorités poursuivent le traçage des contacts et les mesures d’isolement pour tenter d’enrayer la propagation du virus.

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