Afrique du Sud
Nomonde Baatjies, 71 ans, est tombée si malade qu’elle ne pouvait plus bouger de son lit dans sa maison de Port Elizabeth.
Avec ses antécédents médicaux, elle a redouté l’irréparable après avoir été testée positive au covid-19.
“Je suis sur ce lit, je descends, puis je peux même prendre un déambulateur et y aller, il y a mes toilettes (en faisant des gestes). Je ne pourrais pas faire ça ! Je n’ai pas pu le faire. J‘étais faible. Maintenant, je vais bien. Je vais mieux. 100% mieux”, raconte Nomonde Baatjies.
Mais aujourd’hui, elle doit se battre sur un autre front. Celui de la stigmatisation.
“Non, je ne m’occupe pas des gens, je ne m’occupe que de mes enfants. Mes enfants. Je me moque de ce que pensent les voisins tant que je demande à Dieu, et que Dieu me rende ma santé”, ajoute-t-elle.
Après avoir passé deux semaines en soins intensifs puis en isolement, ses cinq enfants ont craint de ne plus jamais revoir leur mère.
“Nous étions si tristes (quand Nomonde a été testée positive) et nous étions si inquiets, à cause, de son âge et du fait qu’elle est diabétique, qu’elle fait de l’hypertension, qu’elle a des caillots de sang, tout ça. Nous nous sommes donc téléphoné (quand leur mère est allée à l’hôpital) et nous sommes venus ici. Nous avons beaucoup prié”, témoigne la fille de la survivante.
Alors que le nombre de cas de Covid-19 en Afrique du Sud a dépassé la barre des 250 000, le niveau des recouvrements a été salué.
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