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Coronavirus : le Nigeria va libérer 2.670 détenus pour désengorger les prisons

Coronavirus : le Nigeria va libérer 2.670 détenus pour désengorger les prisons

Nigéria

Le gouvernement nigérian a annoncé jeudi la libération prochaine de 2.670 détenus afin de désengorger les prisons dans le pays le plus peuplé d’Afrique et limiter la propagation du nouveau coronavirus en milieu carcéral.

“2.600 détenus à travers la fédération seront libérés pendant la période de confinement du COVID-19”, auxquels s’ajoutent 70 “délinquants” en détention dans la capitale fédérale Abuja qui bénéficieront d’une grâce présidentielle dès ce jeudi, a annoncé à l’AFP le porte-parole du ministère de la Justice, Umar Jibrilu Gwandu.

Le ministre nigérian de l’Intérieur, Rauf Aregbesola, a confirmé ces chiffres lors d’une conférence de presse, évoquant une “amnistie” pour ces 2.600 personnes qui devront être libérées au cours des prochaines semaines par les autorités judiciaires des 36 Etats de la fédération.

Il s’agit “des détenus âgés de 60 ans et plus; ceux qui souffrent de problèmes de santé graves; les condamnés à une peine de trois ans et plus à qui il reste moins de six mois à purger; les détenus ayant des problèmes mentaux; et les détenus avec une option d’amende ne dépassant pas 50.000 nairas”, a déclaré le ministre.

“Cette amnistie ne s’appliquera pas aux détenus condamnés pour des délits violents extrêmes tels que terrorisme, enlèvement, banditisme armé, viol, traite d‘êtres humains, homicide coupable, etc”, a-t-il précisé.

Au Nigeria, 70% des personnes détenues dans les prisons sont en attente de jugement et n’ont donc jamais été condamnées, “un chiffre particulèrement inquiétant”, selon le porte-parole de la Justice, Umar Jibrilu Gwandu.

Ces mesures d’amnistie étaient envisagées depuis 2018 pour désengorger les prisons mais les autorités ont décidé d’accélérer ce processus dans le contexte actuel de pandémie.

Il faut en outre privilégier les “mesures non privatives de liberté” pour les personnes condamnées à des délits mineurs, notamment ceux pour qui il n’existe “pas de base légale suffisante pour les garder en détention”, a affirmé M. Gwandu.

Le Nigeria – qui a enregistré jusqu‘à présent 276 cas confirmés de COVID-19 et six décès – est considéré comme très vulnérable en raison de son système de santé défaillant et de sa forte densité de population, avec près de 200 millions d’habitants.

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AFP

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