Israël : des Israéliens s'interrogent sur la formation du prochain gouvernement

Jeudi 5 novembre 2026, à la suite des élections législatives israéliennes, des manifestants devant la résidence présidentielle à Jérusalem.   -  
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Le président israélien Isaac Herzog a déclaré samedi soir qu’il donnait au candidat de l’opposition Gadi Eisenkot la première chance de former une coalition gouvernementale à l’issue des élections du 27 octobre.

Dans le quartier commerçant de Mamilla à Jérusalem, à l'entrée de la Vieille Ville de Jérusalem, tous s'accordaient sur un point : la tâche de former le prochain gouvernement ne sera pas facile.

« Je ne sais pas ce qui va se passer, mais je voudrais faire le vœu qu'il y ait une nouvelle compréhension, un nouvel état d'esprit en Israël. Quel que soit le gouvernement, quelle que soit sa composition, nous devrions être capables de nous regarder les uns les autres et de nous respecter. Au lieu de nous concentrer sur la formation d'un nouveau gouvernement, il faudrait surtout un nouvel état d'esprit, qui nous permette de considérer chaque personne en Israël avec respect et compréhension. C'est ce que j'espère le plus, quelle que soit la situation politique. », a indiqué Nachman Horowitz, habitant de Jérusalem.

Après une cérémonie officielle prévue ce dimanche, le chef du parti Yashar (« Droit ») entamera des négociations avec ses potentiels partenaires de coalition. Il disposera de six semaines au maximum pour former un gouvernement.

« Quels sont les défis à relever ? Il y en a beaucoup. Tout d'abord, la sécurité. Ensuite, protéger la démocratie. Troisièmement, revenir sur la réforme judiciaire que Benjamin Netanyahu, Bibi, a tenté de mettre en place. Et puis essayer de travailler avec le parti arabe qui, je l'espère, rejoindra le gouvernement. Je n'ai aucun problème à ce que les Arabes soient intégrés au gouvernement. », a déclaré Anny Soronow, habitante de Jérusalem.

Netanyahu et ses alliés ont perdu leur majorité au Parlement lors des élections du mois dernier.  Mais le bloc dirigé par Eisenkot n’a pas non plus obtenu la majorité.  

Eisenkot pourrait également chercher à former un gouvernement « de minorité », soutenu par des partis arabes qui ne seraient pas membres officiels de sa coalition. 

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