Depuis le 3 novembre à 23 h 59, heure de l’Est, les passagers des vols internationaux à destination des États-Unis sont soumis à une nouvelle formalité sanitaire liée à Ebola. Tous les voyageurs, quelle que soit leur nationalité, doivent signer une attestation du Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC) avant l’embarquement.
Ebola : les voyageurs vers les USA devront remplir une déclaration sanitaire
Le document vise à confirmer que le passager ne s’est pas rendu en République démocratique du Congo (RDC) au cours des 21 jours précédant son voyage. Sans cette déclaration, les compagnies aériennes peuvent refuser l’accès à bord.
La mesure concerne également les personnes en transit par les États-Unis, ainsi que les vols commerciaux, privés et d’aviation générale. Les mineurs ou les passagers incapables de remplir eux-mêmes le formulaire peuvent être représentés par une personne autorisée.
Des contrôles renforcés pour certains voyageurs
Cette nouvelle exigence intervient alors que les autorités américaines surveillent une épidémie d’Ebola en RDC. Le CDC rappelle qu’aucun cas lié à cette flambée n’a été détecté aux États-Unis et estime que le risque pour la population générale reste faible.
Les restrictions existantes demeurent toutefois en vigueur. Les citoyens américains ayant séjourné en RDC au cours des 21 derniers jours sont invités à attendre avant de voyager vers les États-Unis.
Pour les ressortissants étrangers, l’entrée sur le territoire américain reste interdite s’ils ont voyagé récemment en Ouganda ou au Soudan du Sud. Les citoyens américains revenant de ces pays peuvent, eux, être admis mais doivent passer par certains aéroports désignés, notamment Washington-Dulles, Atlanta ou New York-JFK, pour des contrôles sanitaires.
Une mesure temporaire
Les compagnies aériennes collectent généralement cette déclaration lors de l’enregistrement en ligne ou à l’aéroport. Elles doivent conserver les documents pendant au moins 42 jours et les transmettre aux autorités américaines en cas de demande.
Le dispositif est prévu jusqu’au 18 décembre 2026, sauf modification ou levée anticipée par le CDC.
Cette décision intervient malgré les réserves exprimées par plusieurs organisations du secteur aérien, qui craignent un ralentissement des procédures d’embarquement. Pour les autorités américaines, l’objectif reste de renforcer la surveillance sanitaire face aux risques liés aux déplacements internationaux.