Après avoir connu ses heures de gloire, le cinéma guinéen peine à retrouver son rayonnement. Salles fermées, moyens de production limités et financements difficiles à mobiliser : le secteur fait face à de nombreux obstacles. Mais une nouvelle génération tente de relancer le septième art, notamment grâce à des structures de formation et d'accompagnement.
Cinéma guinéen : une nouvelle génération veut rallumer les projecteurs
Des caméras laissées à l'abandon, des bobines qui prennent la poussière… Au fil des années, le cinéma guinéen a perdu de son éclat. À Tombolia, l'une des anciennes salles de la capitale a aujourd'hui fermé ses portes. Elle n'a rouvert qu'à titre exceptionnel, à l'occasion de la fête de l'Indépendance, pour accueillir une projection.
À Conakry, le Centre culturel franco-guinéen demeure le seul lieu à proposer régulièrement des séances de cinéma. Un constat qui illustre les difficultés de diffusion auxquelles se heurte le secteur.
Pourtant, une relève se prépare. Ces jeunes talents s'appuient notamment sur des incubateurs comme Saboutech, qui les accompagnent dans leur formation et le développement de leurs projets. Un soutien précieux dans un secteur où réunir les financements nécessaires à la production d'un film reste un véritable défi.
De la formation à la transmission
Parmi ces profils, Hady Camara, étudiant en cinéma, fait partie de cette nouvelle génération qui cherche à se faire une place dans le secteur.
Alhassane Baldé, lui, est passé de l'apprentissage à la transmission. Aujourd'hui formateur, il partage son expérience avec les jeunes talents. Son parcours l'a notamment conduit jusqu'au Fespaco, le grand rendez-vous du cinéma africain, où il a pu présenter un film.
Mais former les talents ne suffit pas. Sans financements durables ni véritables circuits de production et de diffusion, les projets peinent à aboutir et la relève reste fragile.
Une industrie à reconstruire
Les talents ne manquent pas, les initiatives non plus. Mais pour faire renaître le cinéma guinéen, plusieurs défis restent à relever : trouver des financements, structurer la filière et reconquérir le public.
Une nouvelle génération est prête à reprendre le flambeau. Reste désormais à lui donner les moyens de faire vivre ses ambitions sur grand écran.