Israël aux urnes : Netanyahu joue son avenir politique face à Eisenkot

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu vote, accompagné de son épouse Sara, dans un bureau de vote à Jérusalem, le 27 octobre 2026.   -  
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Yonatan Sindel/Pool Flash90 via AP

Les Israéliens se rendent aux urnes ce mardi pour des élections législatives décisives, les premières depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023. Au centre de ce scrutin : l’avenir politique de Benjamin Netanyahu, premier ministre depuis plus de 19 ans au total, confronté à un défi majeur de la part de son principal rival, l’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot.

Dans un pays encore marqué par trois années de conflits régionaux, les questions de sécurité, de responsabilité politique et de direction future d’Israël dominent la campagne. Le traumatisme du 7 octobre reste au cœur des débats, alors que l’opposition reproche à Netanyahu de ne pas avoir assumé les défaillances sécuritaires ayant précédé l’attaque.

En déposant son bulletin de vote à Jérusalem, Benjamin Netanyahu a appelé les électeurs à voter « comme il faut ». Le Premier ministre sortant a mis en avant son expérience et son bilan sécuritaire, affirmant être le dirigeant capable de protéger Israël face aux menaces régionales.

Face à lui, Gadi Eisenkot, ancien chef d’état-major de l’armée israélienne, incarne une alternative centriste. En déplacement à Nir Oz, l’une des localités du sud d’Israël frappées par les combattants du Hamas le 7 octobre 2023, il a promis un changement de direction et la création d’une commission d’enquête nationale sur les défaillances ayant conduit à l’attaque.

Le scrutin intervient dans un contexte de forte mobilisation. Le taux de participation enregistré dans les premières heures du vote est le plus élevé depuis plusieurs décennies, signe d’un électorat particulièrement engagé.

Les derniers sondages annoncent un duel serré entre Netanyahu et Eisenkot. Aucun parti ne semble toutefois en mesure d’obtenir seul les 61 sièges nécessaires pour former une majorité au Parlement, qui compte 120 membres.

L’issue du vote pourrait donc dépendre des alliances à venir. La formation d’un gouvernement pourrait prendre plusieurs semaines, voire davantage, et un échec des négociations pourrait ouvrir la voie à une nouvelle crise politique.

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