Le Nigeria a confirmé, mardi 20 octobre, un premier cas d’Ebola sur son territoire, à Abuja, la capitale du pays le plus peuplé d’Afrique. L’annonce a été faite par le ministre de la Santé, Muhammad Ali Pate, après confirmation du diagnostic en laboratoire.
Le Nigeria enregistre son premier cas d’infection au virus Ebola
La patiente, une femme récemment arrivée d’Ouganda à bord d’un vol international, avait été admise dans un hôpital privé de la capitale, où elle a reçu des soins pendant plusieurs jours avant que l’infection ne soit confirmée. Elle est actuellement placée en isolement et bénéficie d’une prise en charge médicale, selon le ministre.
Les autorités sanitaires ont engagé le traçage des contacts et identifié 44 personnes ayant été en contact étroit avec la patiente. Les équipes de santé publique s’emploient à repérer et à surveiller les personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus, notamment parmi le personnel soignant, les patients, les accompagnants et les voyageurs.
Face à cette situation, le gouvernement nigérian a appelé l’ensemble des établissements de santé publics et privés à se placer en état d’alerte maximale.
Cette confirmation intervient alors que la République démocratique du Congo (RDC) fait face, depuis mai, à la 17ᵉ épidémie d’Ebola de son histoire. Selon les derniers chiffres publiés lundi 19 octobre par les autorités sanitaires congolaises, le bilan atteint 9 455 cas confirmés et 4 561 décès, faisant de cette flambée la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays.
La propagation du virus concerne également d’autres pays africains. Le Kenya a signalé mardi un neuvième cas lié à l’épidémie en cours, tandis que le bilan dans ce pays fait état d’un décès. Cette évolution renforce la vigilance des autorités sanitaires face au risque de propagation transfrontalière et souligne l’importance du dépistage, de l’isolement des personnes infectées et du suivi des contacts.