Le Front de libération de l'Azawad (FLA) a annoncé mardi un « retrait contrôlé » de Kidal, ville stratégique du nord du Mali, qu'il occupait depuis six mois avec l'appui du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda.
Mali : les séparatistes annoncent leur retrait de Kidal après une offensive de l'armée
Dans un communiqué, le mouvement séparatiste affirme que cette décision fait suite à une intensification des frappes aériennes menées par l'armée malienne, soutenue par les combattants russes d'Africa Corps. Selon une source proche de la direction du FLA, ces opérations aériennes ont débuté trois jours plus tôt.
De son côté, l'armée malienne a indiqué avoir lancé une vaste offensive combinant moyens terrestres et aériens dans la région de Kidal. À ce stade, il n'était toutefois pas possible de déterminer si les forces gouvernementales avaient déjà pénétré dans la ville ou à quel moment elles pourraient en reprendre le contrôle.
Kidal demeure l'un des principaux enjeux du conflit dans le nord du Mali. En novembre 2023, les forces maliennes, appuyées à l'époque par le groupe paramilitaire russe Wagner, avaient repris la ville aux groupes armés, une victoire alors présentée comme un tournant dans la reconquête du territoire.
Mais en avril dernier, le Front de libération de l'Azawad et le JNIM avaient lancé une offensive coordonnée à l'échelle nationale, reprenant Kidal. Cette série d'attaques avait également coûté la vie au ministre malien de la Défense.
Depuis les coups d'État de 2020 et 2021, les autorités militaires maliennes ont renforcé leur coopération avec la Russie en matière de sécurité. Après le retrait du groupe Wagner, une grande partie de ses anciens combattants a été intégrée à Africa Corps, qui continue d'appuyer les opérations de l'armée malienne contre les groupes armés dans le nord du pays.