Ceuta : un camp de migrants évacué avant la visite des souverains espagnols

Des personnes attendent le début de la distribution de nourriture sur la plage d'El Trampolín, dans l'enclave espagnole de Ceuta, le 28 septembre 2026.   -  
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La police espagnole a lancé dimanche le démantèlement d'un camp de migrants situé sur une plage de Ceuta, en amont d'une visite du roi et de la reine d'Espagne mi-octobre. 

Le campement de la plage de Trampolín s'est formé après l'afflux fin juillet de plus de 70 000 personnes venues du Maroc. Si la plupart d'entre elles sont reparties au bout de quelques jours, plusieurs milliers sont restées sur le territoire et vivent dans des conditions délétères. 

Les autorités estiment qu'environ 3 000 migrants se sont installés sur le camp actuellement en cours de démantèlement. Ces personnes dorment dans des abris de fortune et reçoivent quotidiennement de la nourriture, distribuée par la Croix-Rouge. 

L'évacuation du campement mobilise plus de 350 policiers, plusieurs fourgons et des véhicules blindés militaires, selon une porte-parole de la police. Les personnes évacuées seront conduites dans un centre d'accueil pour étrangers afin d'y être identifiées, puis hébergées dans un campement temporaire aménagé par les autorités, a indiqué la même source.

Il est possible que l'évacuation de tous les migrants présents sur la plage ne puisse être menée à son terme, a prévenu la porte-parole, le transfert devant s'interrompre s'il n'y a « plus de places disponibles » dans ce campement temporaire.

Cette opération intervient avant la visite du roi Felipe VI et de la reine Letizia dans l'enclave, prévue le 13 octobre. Il s'agit du premier voyage du souverain à Ceuta depuis son accession au trône en 2014. Une visite aux enjeux diplomatiques délicats, le Maroc revendiquant sa souveraineté sur Ceuta et sur Melilla, l'autre enclave espagnole en Afrique du Nord, que le couple royal visitera également.

Ce voyage intervient aussi dans un moment politique délicat au niveau national, alors que le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, fragilisé par la crise de Ceuta et par le rejet de ses mesures sur le logement, vient de convoquer des élections anticipées le 29 novembre.

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