Éthiopie : Taye Atske Selassie accuse des « acteurs extérieurs » d’attiser le conflit

Le président éthiopien Taye Atske Selassie Amde prend la parole lors de la 81e session de l'ONU 23 septembre 2026.   -  
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Le président éthiopien Taye Atske Selassie a imputé la responsabilité du conflit qui secoue son pays à des « acteurs extérieurs imprudents et récidivistes », qu’il accuse d’être les principaux instigateurs des violences.

S’exprimant mercredi devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président éthiopien a tenu des propos qui semblaient notamment viser l’Égypte et l’Érythrée, deux pays avec lesquels Addis-Abeba entretient des tensions de longue date.

Avec l’Érythrée, les différends portent principalement sur les questions frontalières, sécuritaires et régionales. Les tensions avec l’Égypte sont, quant à elles, largement liées au partage des eaux du Nil et au barrage de la Grande Renaissance éthiopienne.

La reprise des combats dans le nord de l’Éthiopie a fragilisé l’accord de paix conclu en 2022, qui avait mis fin à deux années d’une guerre particulièrement meurtrière. Les forces rebelles se sont de nouveau mobilisées, affirmant vouloir engager une lutte armée susceptible, à terme, de conduire à la chute du Premier ministre Abiy Ahmed.

Les principaux protagonistes sont les forces fédérales éthiopiennes et les combattants fidèles au Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), formation politique et armée originaire du Tigré, l’État régional situé à l’extrême nord du pays.

Malgré l’ingérence persistante de certains éléments hostiles dans nos affaires intérieures, nous avons fait preuve d’une immense retenue et sommes restés fermement convaincus de devenir l’un des moteurs de développement les plus prospères et les plus dynamiques d’Afrique , a déclaré Taye Atske Selassie devant l’AGNU.

Le TPLF et les forces fédérales éthiopiennes s’étaient affrontés de novembre 2020 à novembre 2022. La guerre avait pris fin avec la signature, à Pretoria, en Afrique du Sud, d’un accord de paix destiné à mettre un terme aux hostilités.

Durant ce conflit, les forces érythréennes avaient combattu aux côtés de l’armée éthiopienne contre le TPLF.

Dans le contexte actuel, le TPLF semble avoir remobilisé ses forces et rallié d’anciens adversaires autour d’un objectif commun : renverser le gouvernement d’Abiy Ahmed à Addis-Abeba, la capitale fédérale.

Dimanche, le TPLF et six autres groupes d’opposition ont annoncé la formation d’une alliance visant à renverser le Parti de la prospérité d’Abiy Ahmed. Ce dernier a été reconduit au pouvoir à l’issue des élections de juin, largement boycottées par le principal groupe d’opposition.

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