Les autorités éthiopiennes accusent le Front populaire de libération du Tigré d'avoir déterré la hache de guerre dans la région. Lançant des offensives contre les positions gouvernementales qui auraient touché les régions d’Afar et d’Amhara.
Éthiopie : gouvernement et rebelles s'accusent mutuellement de violences au Tigré
Les combattants rebelles auraient aussi pris le contrôle de l'aéroport régional placé sous l'administration fédérale, ont indiqué les autorités fédérales.
Information confirmée par les habitants de Mekele, la capitale du Tigré, mercredi. Ethiopian Airlines, la compagnie nationale, a annulé tous ses vols à destination du Tigré.
Le Front populaire de libération du Tigré, qui rejette la responsabilité des tensions dans la région sur le gouvernement, dit ''mener une guerre défensive''.
Alors que dimanche, ses responsables ont annoncé avoir conclu une alliance avec six autres groupes armés actifs dans le pays, afin de renverser le régime d'Addis-Abeba.
Faisant craindre une nouvelle escalade au Tigré, après celle entre 2020 et 2022 qui avait coûté la vie à environ 600 000 personnes et plongé la région dans une crise humanitaire.
Le président de la Commission de l’Union africaine a appelé à une « désescalade immédiate » et à la reprise du dialogue entre les deux parties.