Ebola : des signes encourageants, mais une situation toujours fragile

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 16 juillet 2026.   -  
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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) observe des « signes encourageants » dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), tout en mettant en garde contre une forte hausse des cas dans certaines zones de l’est du pays.

« Nous commençons à voir des signes encourageants qui montrent que nous gagnons du terrain », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. Dans les zones les plus touchées de la province de l’Ituri, la transmission du virus est en baisse. Au Sud-Kivu, aucun nouveau cas n’a été signalé depuis le mois de mai.

Plus de 1 700 personnes ont par ailleurs guéri de la maladie. Après quatre mois d’épidémie, celle-ci reste désormais principalement concentrée dans le nord-est de la RDC, selon le directeur général de l’OMS.

Mais la situation demeure fragile. Tedros a rappelé que l’épidémie constituait encore « de nombreuses flambées dans de nombreux endroits ».

« Ne vous y trompez pas : l’épidémie continue de progresser et continue de tuer », a-t-il averti.

Plus de 7 200 cas ont été signalés dans sept provinces, pour plus de 3 500 décès, selon les chiffres cités par l’OMS.

Une situation préoccupante au Nord-Kivu

La province du Nord-Kivu concentre une partie des inquiétudes. Maria Van Kerkhove, directrice de la gestion des épidémies et pandémies à l’OMS, souligne que le nombre de cas y a doublé dans certaines zones.

« Nous pouvons être prudemment optimistes face à la situation actuelle, mais nous devons rester réalistes quant au chemin qui nous attend », a-t-elle déclaré.

Selon elle, les premiers signes positifs concernent notamment la capacité des équipes à suivre les cas et à retrouver les personnes ayant été en contact avec les malades. Mais l’évolution des tendances épidémiques nécessite du temps avant de pouvoir être pleinement évaluée.

La semaine dernière, les autorités congolaises avaient indiqué que l’épidémie, considérée comme la plus importante jamais enregistrée en termes de vitesse de propagation, s’était étendue à sept provinces et ne montrait aucun signe de ralentissement.

L’OMS appelle donc à la prudence : si la transmission semble ralentir dans certaines des zones les plus touchées, la progression de la maladie dans le Nord-Kivu montre que l’épidémie reste active et imprévisible.

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