Détroit d’Ormuz : l’Iran refuse toute réouverture sans son accord

Des navires commerciaux sont à l'ancre dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, le 4 septembre 2026.   -  
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AP Photo/Vahid Salemi

Le détroit d’Ormuz ne rouvrira pas sans l’accord de l’Iran. C’est ce qu’affirme un haut responsable iranien, alors que les États-Unis assurent que le trafic pétrolier dans cette zone stratégique est presque revenu à son niveau d’avant-guerre.

Ibrahim Aziz, président de la commission de la Sécurité nationale et de la Politique étrangère du Parlement iranien, affirme que Téhéran a démontré sa capacité à mettre ses menaces à exécution face aux États-Unis. De son côté, le vice-président américain JD Vance affirme qu’environ 15 millions de barils de pétrole ont transité mercredi par le détroit, malgré les tirs iraniens.

Selon lui, le trafic pétrolier est désormais "presque" revenu à son niveau d’avant le début des hostilités. Les frappes américaines menées ces derniers jours contre l’Iran ont fait au moins 18 morts et 142 blessés, selon un responsable iranien de la Santé. Ces victimes ont été recensées entre le 30 août au soir et le 2 septembre au soir.

L’escalade s’est accélérée dimanche, lorsque les forces américaines ont frappé deux lance-roquettes iraniens sur l’île de Larak, dans le détroit d’Ormuz, lors d’une opération qualifiée de "limitée et précise". Il s’agissait de la première frappe américaine directe contre des cibles iraniennes depuis plus d’un mois.

En représailles, Téhéran a ciblé des bases et des intérêts américains en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn, en Irak notamment dans la région autonome du Kurdistan ainsi qu’aux Émirats arabes unis. Le détroit d’Ormuz reste ainsi au cœur de l’affrontement, avec des conséquences potentielles majeures pour les marchés mondiaux de l’énergie.

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