Une semaine après les crues soudaines qui ont ravagé la région himalayenne, le bilan dépasse désormais les 1 100 morts. Près de 4 000 personnes sont toujours portées disparues. Face aux recherches qui s’enlisent, certaines familles commencent déjà à organiser des rites funéraires pour leurs proches.
Népal : le bilan dépasse les 1 100 morts, une semaine après les crues soudaines
Au Népal, le temps n’efface pas l’ampleur de la catastrophe. Une semaine après les crues meurtrières qui ont emporté des villages entiers dans la région himalayenne, les familles de nombreux disparus commencent à perdre espoir.
Mercredi, certaines ont organisé des cérémonies funéraires symboliques afin de « libérer les âmes » de leurs proches, après plusieurs jours de recherches infructueuses dans les centres d’accueil et les morgues.
Plus de 1 100 morts
Les équipes de secours ont désormais retrouvé plus de 1 100 corps. Le bilan officiel s’élevait mercredi matin à 1 114 morts, tandis que près de 4 000 personnes restent portées disparues.
La catastrophe s’est produite il y a une semaine, lorsqu’une gigantesque vague d’eau glaciale, de rochers et de débris a déferlé sur la région frontalière entre la Chine et le Népal.
Selon les autorités, cette vague meurtrière a été provoquée par l’effondrement d’un glacier à haute altitude, entraînant une masse considérable d’eau et de matériaux vers les zones habitées.
Les secours poursuivent les recherches
Malgré l’ampleur du bilan, les sauveteurs continuent de rechercher d’éventuels survivants. Les opérations se concentrent notamment sur les nombreux tunnels des centrales hydroélectriques de la région, où plusieurs personnes pourraient être piégées.
Jusqu’à présent, les équipes n’y ont retrouvé que des corps, dans des passages largement obstrués par la boue et les débris. Les sauveteurs poursuivent néanmoins leurs opérations, creusant et forant pour tenter d’atteindre les zones encore inaccessibles.
Le ministre népalais des Affaires étrangères a déclaré espérer que certains des milliers de disparus puissent encore être retrouvés vivants.
Le changement climatique en toile de fond
Cette catastrophe relance également les inquiétudes concernant les conséquences du réchauffement climatique dans l’Himalaya.
Selon les scientifiques, la région, qui abrite les plus hauts sommets du monde, se réchauffe rapidement à mesure que les températures mondiales augmentent. Cette hausse accélère la fonte des glaciers et pourrait accroître les risques de crues soudaines et d’autres événements extrêmes.
Le Premier ministre népalais Balendra Shah a décrit la catastrophe comme « un signe grave indiquant que les risques dans la région himalayenne augmentent parallèlement au changement climatique ».